Des députés européens veulent s’atteler à la coopération transfrontalière

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Des élus de droite et de gauche espèrent combler le déficit d’intérêt pour les espaces transfrontaliers, terrains d’enjeux concrets trop souvent délaissés. Un groupe de travail vient d’être créé au Parlement européen.

Au sein de la politique de cohésion, elle est le pilier le moins connu et également le moins bien doté. L’action en faveur des zones transfrontalières, dans lesquelles vivent près de 200 millions d’Européens, se heurte à des complexités d’ordre politique, juridique, technique et financier.

« Les frontières sont ainsi des zones de compétition et de fractures, mais aussi des laboratoires locaux de l’intégration européenne », expliquent les eurodéputés Gilles Pargneaux (S&D) et Marie-Thérèse Sanchez Schmid (PPE) dans un communiqué.

Baisse de l’enveloppe

Elus dans des territoires sensibilisés à cet enjeu (Nord-Pas-de-Calais pour le premier, Pyrénées-Orientales pour la seconde), les deux Français sont l’origine d’un groupe transpartisan consacré aux espaces transfrontaliers. Il permettra « aux eurodéputés issus de commissions différentes de se familiariser avec les différents défis de la coopération transfrontalière, notamment dans le cadre de leurs activités en circonscription », poursuivent-ils. 

Les membres se réuniront « à intervalles réguliers pour aborder les grands dossiers européens, comme les réseaux européens de transports, le mécanisme pour l’interconnexion en Europe ou encore la mobilité des travailleurs sous un angle transfrontalier ». La réunion de lancement se tient à Bruxelles le 27 novembre, avec une quinzaine de députés européens intéressés.

Cette initiative intervient à l’heure où ce volet de la politique régionale fait les frais des négociations budgétaires à l’œuvre pour la période 2014-2020. Dans sa dernière proposition de compromis, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a ramené l’enveloppe de la coopération territoriale à 8,7 milliards d’euros, contre 11,9 milliards initialement envisagés par la Commission européenne. La coupe opérée est proportionnellement plus profonde que dans les autres volets de la politique régionale (voir tableau ci-dessous).

 

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