Les eurodéputés adoptent la directive sur l’efficacité énergétique

Les États comme les industriels sont mis à contribution. Mais leurs efforts ne suffiront sans doute pas à atteindre 20% d’économies d’énergie en 2020.

Réunis en session plénière le 11 septembre, les députés européens ont entériné l’accord trouvé en juin avec les gouvernements européens. D’ici à 2020, l’UE compte réduire sa consommation d’énergie de 20%.

Pour espérer atteindre cet objectif, les États devront rénover 3% de leur parc de bâtiments publics chaque année. L’effort est réparti au fil du temps  : les travaux porteront dans un premier temps sur les constructions de plus de 500 m2, avant d’élargir la rénovation aux bâtiments de plus de 250 m2 à partir de juillet 2015.

Au cours des négociations, les États se sont employés à réduire l’ambition de ce chantier, qui devait initialement concerner les logements sociaux et les bâtiments appartenant aux collectivités locales. Finalement, l’obligation de réhabilitation thermique ne couvre que le parc dont l’État central est propriétaire.

Les contraintes concernent également les industriels, qui devront, chaque année, réduire leur consommation d’énergie dans des proportions équivalentes à 1,5% de leurs ventes annuelles d’énergie aux consommateurs. Une mesure qui exclut les ventes d’énergie pour les transports.

Les entreprises devront, à l’exception des PME, subir un audit de leur performance énergétique tous les quatre ans.

Mesures supplémentaires

En concédant des assouplissements aux États, l’UE court le risque de passer à côté de sa cible en 2020. Pour Claude Turmes, député européen (Verts) et rapporteur du texte, les économies d’énergie ne pourront guère excéder 15%. La Commission européenne doit donc, selon lui, prendre des « mesures supplémentaires ».

Reste également à mettre des moyens financiers en face des objectifs environnementaux. « Cela implique de mobiliser des fonds européens tels que les Fonds Structurels, les project bonds et les fonds de la Banque Européenne d’Investissement », détaille-t-il.

En juin 2014, les États auront rendez-vous avec la Commission européenne, qui compte passer au peigne fin les actions mises en oeuvre par les États.

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