A Bruxelles, Olaf Scholz et Emmanuel Macron affichent leur unité

Les deux chefs d'État ont souligné leur position commune sur les questions les plus importantes, comme l'Ukraine, les migrations et la Biélorussie. [JOHN THYS/EPA]

Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron ont tenu ensemble leur conférence de presse après le dernier sommet européen de l’année.

Les deux chefs d’État ont souligné leur position commune sur les questions les plus importantes, comme l’Ukraine, les migrations et la Biélorussie. Sur les sujets sur lesquels les chefs d’État européens ne sont pas d’accord – comme la manière de faire face à la flambée des prix de l’énergie – ils ont souligné qu’ils allaient « coopérer étroitement. »

« Je suis heureux de rencontrer la presse aux côtés du chancelier allemand Olaf Scholz », a déclaré M. Macron, soulignant que les deux chefs d’État avaient donné le coup d’envoi des discussions ensemble mercredi (15 décembre), lorsqu’ils ont rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy, et qu’ils les concluent désormais côte à côte.

Concernant l’Ukraine, M. Macron a déclaré que « notre stratégie est basée sur une approche à plusieurs volets. » D’une part, l’approche de l’UE comprend des mesures de « dissuasion », en étroite collaboration avec les États-Unis. Dans le même temps, l’UE « s’engage avec la Russie », principalement par le biais du format Normandie.

M. Scholz a ajouté que « la sécurité et l’intégrité de l’Ukraine » étaient l’une des questions les plus urgentes et que les membres du Conseil européen étaient « d’accord » sur le fait qu’il devait être clair que « quiconque violerait ces frontières devrait en assumer les conséquences. »

Les deux chefs d’État ont également adopté une ligne dure à l’égard de la Biélorussie, où « nous avons fait preuve de solidarité avec les États baltes », a déclaré M. Scholz. M. Macron a même parlé d’« attaques hybrides de la part de la Biélorussie », qui doivent être traitées par l’UE.

Les deux hommes ont tenté de montrer une ligne commune, même sur le controversé gazoduc Nord Stream 2.

Alors que M. Scholz a souligné qu’il s’agissait d’un « projet du secteur privé » pour lequel seules des « questions de détail doivent être résolues », M. Macron a déclaré que la discussion n’avait « rien de nouveau » et que l’avenir du gazoduc n’était pas lié aux « problèmes actuels ».

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Lors de la troisième récente visite allemande à Paris, les sujets de discussion ont porté sur la progression du tandem France-Allemagne et les divergences de vues sur le nucléaire, le gaz et le charbon. Les règles fiscales, en revanche, n’ont pas été jugées urgentes.

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