Agora virtuelle pour combler le fossé entre les citoyens et l’UE [FR]

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Le Parlement européen met en place un espace public en ligne destiné à améliorer l’implication des citoyens de l’UE dans les discussions sur l’avenir de l’UE. Cet exercice de deux jours ouvre la voie à une initiative visant à ouvrir davantage de canaux de communication entre les institutions européennes et les citoyens.

Le 8 novembre, le Parlement européen va ouvrir une agora citoyenne  durant deux jours, qui utilise Internet et les technologies de networking pour mettre en relation les citoyens et les eurodéputés. Sur le site du programme, les citoyens peuvent participer à l’ébauche de documents de travail sur un grand nombre de questions clés. A partir des 8 et 9 novembre, 500 représentants de la société civile discuteront de ces questions dans la salle plénière du Parlement européen à Bruxelles. 

Alors que les futures agoras aborderont d’autres sujets, la première traitera de l’avenir de l’Europe, un sujet qui a suscité beaucoup de désintérêt auprès de la plupart des citoyens de l’UE, notamment lorsque les Français et les Néerlandais avaient voté contre le traité constitutionnel européen en 2005.

Les coordinateurs au Parlement européen ont posé un certain nombre de questions auxquelles les citoyens sont invités à répondre. Les questions principales sont :

  • L’Union européenne devrait aborder de nouveaux sujets et s’engager dans de nouvelles solidarités. Comment devrait-elle procéder ? (Cela concerne, par exemple, la dimension sociale de l’Europe, la protection du climat et l’énergie, la politique d’immigration et la question d’un service diplomatique européen intégré).
  • L’Union européenne devrait établir de nouveaux droits. Comment seront-ils compris ? (Le Parlement suggère de discuter par exemple de la mise en œuvre de la Charte des droits fondamentaux et des effets pratiques de l’opt-out britannique, ainsi que de l’introduction d’un droit permettant au public d’adresser des pétitions à la Commission).
  • L’Union européenne devrait se doter de nouveaux instruments. Comment devraient-ils être utilisés ? (Les sujets proposés comprennent la manière dont le président de la Commission et les commissaires sont nommés, la majorité de vote au Conseil et la transparence du Conseil. 
  • L’Union européenne souhaite renforcer son rôle géopolitique. Comment devrait-elle envisager ses relations avec le reste du monde ?
  • L’Union européenne devrait trouver un compromis institutionnel afin de sortir l’impasse dans certains domaines. Comment envisager les futures étapes de l’intégration européenne ?

Les actes de l’agora seront transmis aux institutions européennes et nationales et à toutes les organisations impliquées. 

Le livre blanc sur une politique de communication européenne, présenté par la Commission en février 2006, est destiné à s’attaquer au manque croissant de confiance des citoyens envers le projet européen. Le document complète le Plan D, élaboré en réponse à la crise institutionnelle provoquée par les référendums négatifs sur le projet de constitution européenne en France et aux Pays-Bas et au plan d’action de la Commission relatif à l’amélioration de la communication sur l’Europe, publié en 2005. Etant donné qu’il est directement élu, le Parlement européen se considère comme l’institution européenne la plus à même de relever le défi de maintenir ouverts les canaux de communication avec les citoyens de l’Union européenne.

8-9 nov.Agora citoyenne du Parlement européen sur l’avenir de l’Europe.

8 nov. : Conférence annuelle de la Fondation EURACTIV : « Acteurs européens : comment interagir avec les capitales européennes ? » 

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