Allemagne : qui sont les candidats à la présidence de la CDU ?

Les candidats à la présidence de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) allemande, de gauche à droite: Norbert Röttgen, Armin Laschet et Friedrich Merz. [EPA-EFE/FILIP SINGER / POOL]

Les 15 et 16 janvier, au cours d’un congrès virtuel, la CDU désignera le successeur d’Annegret Kramp-Karrenbauer à la tête du parti. Un vote d’une grande importance, dans la mesure où le nouveau président pourrait être le candidat des conservateurs à la chancellerie. Un article d’Euractiv Italie.

Trois candidats sont en lice pour accéder à la présidence de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), qui reconduira son alliance avec la CSU pour prendre part aux élections fédérales de fin 2021. Le candidat de la CDU à la chancellerie sera désigné plus tard, mais le nom du nouveau président sera connu samedi 16 janvier et ce dernier pourrait potentiellement devenir le candidat du parti conservateur à la succession d’Angela Merkel.

Le profil des candidats

Les trois aspirants à la succession d’Annegret Kramp-Karrenbauer sont Armin Laschet, Friedrich Merz et Norbert Röttgen. Pour la course à la chancellerie, deux autres noms sont évoqués : celui de Markus Söder (CSU) l’actuel ministre-président de la Bavière, et celui de l’actuel ministre de la Santé, Jens Spahn, officiellement candidat à la présidence de la CDU avec Armin Laschet, et qui selon certaines sources devrait également entrer en lice pour succéder à Angela Merkel.

Armin Laschet, 59 ans, est l’actuel ministre-président de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le land le plus peuplé du pays. Armin Laschet a toujours été proche des positions d’Angela Merkel, qu’il a défendue à plusieurs reprises contre ses détracteurs, notamment à l’occasion de la crise des réfugiés en 2015. Il a choisi le ministre de la Santé Jens Spahn, ouvertement homosexuel et marié à un homme, comme co-candidat à la présidence, peut-être pour tempérer certaines de ses positions jugées trop fondamentalistes sur la religion et le mariage.

Présidence de la CDU : la crise du coronavirus pourrait favoriser Armin Laschet

Selon les sondages, c’est Armin Laschet qui tient la corde dans la course à la présidence de la CDU. Soutenu par Jens Spahn, le ministre de la Santé, le candidat pourrait profiter de la crise sanitaire. Un article d’Euractiv Allemagne.

Friedrich Merz, 65 ans, est juriste et expert en droit financier. Il a été à la tête des élus de la CDU au Bundestag entre 2000 et 2002, mais s’est retiré de la politique en 2009. Il revient sur le terrain quelque dix ans plus tard, mais il est battu lors de l’élection à la présidence de la CDU en 2018. Proche des positions de Wolfgang Schäuble, il bénéficie du soutien de la partie la plus « centriste » du parti, qui estime que la CDU a trop glissé vers la gauche sous la houlette d’Angela Merkel. Il a notamment promis de reconquérir les anciens électeurs qui se sont tournés vers le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Selon la plupart des sondages d’opinion, Friedrich Merz fait actuellement figure de favori.

Norbert Röttgen, 55 ans, préside actuellement la commission des affaires étrangères du Bundestag. Il a été ministre fédéral de l’Environnement de 2009 à 2012. Il a été remplacé après avoir été sévèrement battu lors des élections régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Norbert Röttgen est un partisan de l’alliance transatlantique et du partenariat franco-allemand et est considéré comme étant particulièrement compétent sur tous les grands thèmes politiques du moment.

Le sommet européen sur le fonds de relance cimentera l’héritage d’Angela Merkel

Lors du sommet européen du week-end dernier, la chancelière allemande, Angela Merkel, a fait volte-face concernant l’émission d’une dette commune et s’est dissociée des autres pays donateurs pour la première fois — et pas seulement sur le plan économique.

Ce sont là les noms des candidats en lice pour prendre la direction du parti, mais c’est le ministre-président bavarois Markus Söder, l’actuel chef de la CSU, qui fait figure de favori pour le poste de chancelier, notamment parce qu’il bénéficierait du soutien d’Angela Merkel. La chancelière fait fi de la tradition, selon laquelle c’est en principe le leader de la CDU qui représente le parti dans la course à la chancellerie. Dans les deux seuls cas où cela ne s’est pas déroulé ainsi, les candidats ont été battus lors des élections fédérales.

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