Athènes tente de faire exempter son « or blanc » de droits de douane américains

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La Grèce réclame davantage d’exemptions aux droits de douane américains. En marge du dialogue stratégique entre la Grèce et les États-Unis qui s’est tenu à Athènes, le vice-ministre de l’Agriculture Costas Skrekas a demandé à la sous-secrétaire d’État américaine Manisha Singh que davantage de produits agricoles grecs soient exemptés des droits de douane américains sur les produits communautaires. Ces produits comprennent la feta, les pêches, l’huile d’olive et les olives.

L’administration américaine a récemment décidé d’imposer des droits de douane de 10 à 25 % sur les produits européens après qu’une décision de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a été rendue en faveur des États-Unis et contre l’UE concernant les subventions accordées à Airbus, un constructeur aéronautique européen.

Les droits de douane concernent les importations de produits de l’UE d’une valeur totale de 6,8 milliards d’euros, allant des fromages italiens et des vins français jusqu’au whisky écossais. Cette décision a suscité de vives réactions dans toute l’Europe et menace d’envenimer une querelle commerciale transatlantique déjà vive.

Selon Euractiv Grèce, Costas Skrekas a déclaré que le gouvernement grec avait négocié au plus haut niveau, y compris avec l’ambassadeur des États-Unis à Athènes, pour exclure l’huile d’olive et les huiles comestibles, qui représentent plus de 50 % des exportations agricoles grecques totales aux États-Unis. « La Grèce est le seul pays de l’UE à avoir été exempté des droits de douane sur les olives », a déclaré Costas Skrekas.

Lors de la réunion avec la secrétaire d’État adjointe américaine, Costas Skrekas a soulevé la question de l’exemption d’autres produits agroalimentaires grecs, tels que la feta et les pêches. Le ministère grec de l’Agriculture a fait valoir que ces produits étaient essentiels, d’autant plus que l’ensemble des secteurs ovins et caprins du pays dépendent de l’industrie de la feta.

Le ministre de l’Agriculture, Makis Voridis, a déclaré à l’agence AMNA qu’Athènes avait également demandé l’exemption des produits compostables, notamment les fruits.

Makis Voridis a ajouté que les négociations avec l’administration américaine étaient en cours et dynamiques, laissant une petite possibilité pour que les tarifs ne soient pas appliqués le 18 octobre, mais plus tard. Il a également noté qu’il pourrait y avoir un changement dans les produits et les tarifs imposés, l’UE ayant fait appel à la décision de l’OMC. (Theodore Karaoulanis , Euractiv Grèce)

BERLIN | PARIS

Hallo London ? Suite à une conversation téléphonique entre le Premier ministre britannique Boris Johnson et la chancelière allemande Angela Merkel, mardi 8 octobre, un accord serait « pratiquement impossible », selon des sources citées par l’AFP. Les mêmes sources ont déclaré qu’Angela Merkel a demandé à Boris Johnson de renoncer à son opposition au maintien de l’Irlande du Nord dans l’Union douanière de l’UE. Un porte-parole du gouvernement allemand a confirmé qu’Angela Merkel et Boris Johnson s’étaient entretenus par téléphone, mais a refusé de donner des détails. (Claire Stam | Euractiv Allemagne)

A Paris, dans une interview au quotidien Les Échos, Jean-Claude Juncker a prévenu qu’un Brexit mènerait le Royaume-Uni à un « affaissement » et affaiblirait la croissance du bloc européen. Il a également reproché au Royaume-Uni d’accuser l’UE d’un éventuel échec des négociations, déclarant : « Le péché originel provient des îles et non du continent ».

Sylvie Goulard divise les députés. Les réponses écrites fournies par Sylvie Goulard le 8 octobre n’ont pas satisfait tous les députés, et le PPE insiste pour qu’une nouvelle audition ait lieu jeudi 10 octobre. Au sujet du scandale des assistants parlementaires, pour lequel ses anciens collègues du parti centriste MoDem font actuellement l’objet de poursuites judiciaires, elle a déclaré qu’elle envisagerait de poursuivre son mandat si elle était inculpée et de consulter la présidence de la Commission. Cependant, nombreux sont ceux qui préféreraient qu’elle démissionne directement.

L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude et des autorités françaises. Toutefois, l’organe de l’UE n’a trouvé aucune activité illégale et Sylvie Goulard a dû rembourser environ 45 000 euros.

Le parti socialiste (S & D) est divisé. Plusieurs eurodéputés des pays du Nord, ainsi que des eurodéputés français, s’opposent à l’adoubement d’une candidate dont l’éthique pourrait être remise en cause. (Euractiv France)

MADRID

L’Espagne soutient le plan de répartition des migrants secourus en mer. L’Espagne est prête à soutenir la proposition de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et de Malte pour trouver une répartition équitable des migrants secourus en Méditerranée, a déclaré mardi 8 octobre le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, à Euroefe.

Ce plan, qui a été examiné par les ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l’UE à Luxembourg le 8 octobre, vise à trouver une solution temporaire (en l’absence d’un système définitif au niveau de l’UE) au sauvetage des migrants en mer. L’idée est d’éviter d’avoir à résoudre ces situations au cas par cas.

Des sources officielles espagnoles se sont déclarées « satisfaites » que le projet de gestion des flux migratoires en Méditerranée ait inclus plusieurs de ses revendications. Toutefois, Madrid insiste sur le fait que le plan ne devrait pas être limité aux demandeurs d’asile ni dépendre de la « bonne volonté » des pays de l’UE. (Fernando Heller, Euroefe)

ROME                                                                                                                 

Le plus petit parlement d’Europe. La Chambre des députés italienne a approuvé avec une écrasante majorité une réforme constitutionnelle qui fera passer de 945 à 600 le nombre de parlementaires au cours de la prochaine législature. Il s’agit de l’une des principales propositions électorales du parti anti-establishment Mouvement cinq étoiles.

Le Parti démocratique de centre gauche (PD) a voté contre la réforme proposée lors des deux premières lectures, mais a finalement décidé de la soutenir dans le cadre d’un compromis plus large impliquant une nouvelle loi électorale. Un référendum pour confirmer l’amendement constitutionnel peut être convoqué par un cinquième des législateurs actuels, 500 000 citoyens ou cinq assemblées régionales.

Si la réforme est adoptée, le parlement italien deviendra le plus petit d’Europe par rapport à sa population. Une telle réduction soulève certaines préoccupations chez les experts juridiques, car les citoyens seraient moins représentés. (Gerardo Fortuna,  Euractiv.com)

BUCAREST

Comment convaincre les députés socialistes. A la veille d’un vote de défiance au Parlement, la Première ministre roumaine, Viorica Dăncilă, a tenté de convaincre les députés de son parti de ne pas se ranger du côté de l’opposition en promettant de l’argent aux autorités locales et en dissimulant à peine les menaces de poursuites pénales potentielles, selon un enregistrement audio obtenu par Newsweek Roumanie. Le parti socialiste du PSD a perdu la majorité au parlement après le départ de son jeune partenaire ALDE de la coalition en août. Les autres partis d’opposition ont déposé une motion de censure, demandant la destitution du gouvernement. L’opposition compte également sur les votes de certains membres du PSD.

Mais, Viorica Dăncilă et ses ministres ont essayé de persuader les députés du PSD de ne pas voter contre le gouvernement en promettant d’allouer de nouveaux fonds publics aux autorités locales lors d’une réunion gouvernementale prévue le 11 octobre, un jour seulement après le vote de confiance. De plus, selon l’enregistrement audio, le gouvernement promet aux députés qu’ils auront davantage leur mot à dire dans l’élaboration du budget de l’année prochaine. On entend aussi Viorica Dăncilă dire que ce qui est vraiment en jeu dans ce vote ce ne sont pas les postes ministériels, mais la nomination des procureurs et le traitement des dossiers de corruption. (Euractiv Roumanie)

BELGRADE

Une nouvelle coalition sans la Liste des Serbes ? Albin Kurti, le chef du parti d’autodétermination, qui a remporté la plupart des voix lors des élections législatives anticipées au Kosovo, a déclaré qu’une nouvelle coalition au pouvoir comprendrait des partis serbes, mais pas la Liste serbe qui, selon lui, n’est pas un parti, mais un État. « Selon la Constitution du Kosovo, le gouvernement doit comprendre au moins un ministre de la communauté serbe, mais elle ne stipule pas qu’un ministre doit être de la Liste serbe. Nous nous concentrerons sur nos priorités par rapport aux minorités en tant que telles, en tant que communautés, et non en tant que partis », a-t-il déclaré Kurti à TV N1. (Euractiv Serbie)

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