Attaque au couteau à Nice : trois morts, l’assaillant blessé par balles

Une attaque au couteau a eu lieu à l’interieur et aux alentours de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice, vers 9 heures ce jeudi (29 octobre). [EPA-EFE/SEBASTIEN NOGIER]

Une attaque au couteau a eu lieu à l’interieur et aux alentours de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice, vers 9 heures ce jeudi (29 octobre). Au moins trois personnes sont mortes, selon les informations du journal Le Monde.

La première femme a été égorgée à l’intérieur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Le deuxième, un homme, a été mortellement blessé à coups de couteau. La troisième victime a été tuée alors qu’elle s’était réfugiée dans un troquet en face de la basilique.

L’assaillant a été blessé par balles par la police municipale et conduit à l’hôpital.

Nice a déjà été la cible d’un attentat le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais où un conducteur d’un camion avait fauché de nombreuses personnes avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour „assassinat“ et „tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste“ et „association de malfaiteurs terroristes criminelle“. Elle a été confiée à la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

L’attentat a eu lieu alors que la France est encore sous le choc de la décapitation, au début du mois, du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty par un homme d’origine tchétchène.

L’agresseur avait déclaré qu’il voulait le « punir » pour avoir montré à des élèves des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours d’instruction civique.

Le motif de l’attentat de Nice n’est pas immédiatement clair, ni s’il y a un lien quelconque avec les caricatures, que les musulmans considèrent comme blasphématoires.

Depuis l’assassinat de Samuel Paty, les responsables français – soutenus par de nombreux citoyens ordinaires – ont réaffirmé le droit d’exposer les caricatures, et les images ont été largement diffusées lors de manifestations de solidarité avec l’enseignant tué.

Cela a provoqué une vague de colère dans certaines parties du monde musulman, certains gouvernements accusant le leader français Emmanuel Macron de poursuivre un programme anti-islamique.

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