Barnier lance un groupe de travail, alimentant les rumeurs de candidature pour les prochaines présidentielles

Barnier a déclaré à la radio française en décembre qu'il se voyait servir son pays d'origine à un titre ou à un autre, suite à son travail de négociation de la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, sans donner de détails. [Alexandros Michailidis_Shutterstock]

L’ancien négociateur de l’Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, a déclaré mardi (16 février) qu’il mettait en place un groupe de travail sous le nom de « Patriote et Européen », alimentant ainsi les rumeurs selon lesquelles il envisagerait une candidature pour l’élection présidentielle de 2022.

« Je suis disponible pour travailler avec tous ceux qui le souhaitent sur le thème “Patriote et Européen”, afin de ne pas laisser ce thème à d’autres », a déclaré M. Barnier aux députés Les Républicains (LR) lors d’une réunion mardi (16 février). Il s’agira d’un « groupe de travail » au sein du parti conservateurs.

Le bureau de M. Barnier n’a pas voulu commenter cet évènement.

Plus d’un an avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2022, aucun des anciens partis traditionnels de gauche et de droite, qui ont été écartés par la victoire du centriste Emmanuel Macron en 2017, n’ont pour l’heure choisi de candidat.

Dans chaque camps, des bruits de couloirs circulent. Au sein du parti Les Républicains, le nom de Michel Barnier est fréquemment évoqué, tout comme celui des ex-ministres Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, ainsi que le sénateur Bruno Retailleau.

Une éventuelle candidature de Barnier, ancien ministre français des affaires étrangères âgé de 70 ans, est suivie de près par le camp de Macron, puisqu’il viserait l’électorat pro-européen de centre-droit convoité par le président.

« Il y a un moment Biden. Les cheveux gris pourraient devenir à la mode », a déclaré un ministre à Reuters, sous couvert d’anonymat, lorsqu’on l’a interrogé sur Barnier.

Barnier a souligné à la radio française en décembre qu’il se voyait servir son pays d’origine à un titre ou à un autre, suite à son travail de négociation de la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, sans donner de détails.

Un diplomate à Bruxelles a déclaré à Reuters qu’il « évaluait activement ses chances » pour l’élection présidentielle, dont les sondages actuels montrent qu’Emmanuel Macron et la présidente du parti d’extrême droite (Rassemblement national) Marine Le Pen ont des chances d’atteindre le second tour.

À gauche, des sources au sein du gouvernement de Macron indiquent que la maire de Paris, Anne Hidalgo, envisage également une candidature présidentielle. La socialiste de 61 ans n’exclut plus de se présenter à la présidence lors d’interviews. « Hidalgo va se lancer dans la course. Son équipe est prête pour la bataille », a déclaré un responsable à Reuters.

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