Belgique : les voyages non essentiels pourraient être autorisés avant avril

L'interdiction des voyages non essentiels pourrait être levée avant le 1er avril, a déclaré le ministre-président wallon Elio Di Rupo sur la chaîne belgo-luxembourgeoise RTL-TVI dimanche (14 février). [EPA-EFE/Olivier Matthys]

L’interdiction des voyages non essentiels pourrait être levée avant le 1er avril, a déclaré le ministre-président wallon Elio Di Rupo sur la chaîne belgo-luxembourgeoise RTL-TVI dimanche (14 février).

Le gouvernement belge avait interdit les voyages non essentiels en provenance et à destination de la Belgique entre le 27 janvier et le 1er mars afin d’éviter une recrudescence potentielle des cas pendant les vacances de printemps, après qu’un sommet européen n’ait pas permis de trouver une solution à l’échelle européenne.

Le commissaire européen à la justice, Didier Reynders, avait alors demandé aux pays comme la Belgique, qui sont allés au-delà des recommandations de l’UE en matière de restrictions sanitaires à la libre circulation, de fournir « une explication très claire de la nature proportionnelle, nécessaire et non discriminatoire » de leurs mesures.

« La mesure avait été prise pour éviter de voir nos concitoyens aller aux sports d’hiver avec les conséquences que nous avions connues l’année dernière« , a expliqué M. Di Rupo. « Il a bien fallu prendre une mesure forte tellement, nous avions peur qu’on ne reproduise ce qu’on a connu il y a un an avec le sport d’hiver« .

La situation sera réexaminée lors du prochain comité de concertation prévu le 26 février. « Je n’exclus pas que l’interdiction soit levée. Mais il pourrait rester fortement recommandé de ne pas se rendre à l’étranger« , a-t-il précisé.

« Il fallait une base légale pour le mois de mars et on a donc prolongé (la mesure) jusqu’au 1er avril« , a expliqué de son côté la vice-Première ministre, Petra de Sutter.

Egalement invité par la chaîne, le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, s’est dit opposé à cette prolongation. 

« On tente de coordonner les mesures que l’on prend à travers l’Europe. C’est vrai qu’il faut le faire sur base d’une analyse sanitaire. Mais on a obtenu que les Etats européens adoptent des recommandations. Donc qu’ils décident ensemble, sur proposition de la Commission, de ce qu’il faut faire et on demande aux Etats de s’y tenir ».  

« Donc pour les voyages non-essentiels à travers l’Europe, on demandait de ne pas interdire, de décourager peut-être avec des tests et des quarantaines, mais de ne pas interdire.  Et aussi de laisser la libre circulation des marchandises, notamment les vaccins ou les équipements qui doivent pouvoir être acheminés« , a-t-il plaidé. 

Edité par Louise Rozès Moscovenko

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