Boyko Borissov, le nouveau casse-tête du PPE

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SOFIA

Après une série de scandales ayant érodé le soutien à son parti GERB, le Premier ministre bulgare Boyko Borissov a été personnellement accusé lundi 20 mai d’actes répréhensibles dans des affaires liées à des biens immobiliers dont certains auraient été dissimulés au fisc.

Cela s’est produit un jour après que Boyko Borissov ait déroulé le tapis rouge à Sofia pour Manfred Weber, le Spitzenkandidat de la famille politique européenne du GERB, le PPE.

Elena Yoncheva, journaliste et tête de la liste de BSP, le parti socialiste bulgare, a publié des révélations selon lesquelles Boyko Borissov, lorsqu’il était maire de Sofia, aurait facilité un échange de terres en faveur de son cousin Radoslav Ivanov. Elle a également accusé le Premier ministre de posséder une maison de luxe, non déclarée, à Barcelone.

Le Premier ministre s’est empressé de nier ces accusations. Lors d’une apparition surréaliste à la télévision, en compagnie de la commissaire européenne Mariya Gabriel, il a prétendu être en très mauvais termes avec ses cousins, et même s’être battu avec eux…

En ce qui concerne la maison de Barcelone, il a affirmé qu’elle était la propriété d’Aleksandar « Sasho » Chaushev, le directeur d’une firme pharmaceutique, et non pas la sienne.

Weber Yoncheva a cependant confirmé ses dires, avec des informations publiées sur Facebook, y compris des documents scannés, qui indiquent apparemment que Radoslav Ivanov est devenu propriétaire de l’ancienne entreprise de Borissov, y compris de « Ipon », sa société de garde du corps. Elle a également publié des photos contredisant l’affirmation selon laquelle Boyko Borissov et son cousin n’étaient pas proches.

Sur le site web du BSP, elle insiste pour que le procureur général enquête sur la maison à Barcelone.

Le GERB s’est trouvé au cœur de scandales liés à la propriété : d’abord le « scandale des appartements », puis « l’escroquerie des maisons d’hôtes », qui met en jeu l’argent de l’UE. Le GERB et le BSP sont au coude à coude à quelques jours des élections européennes et Boyko Borissov a déclaré qu’il ne démissionnerait pas si le GERB perdait. (Georgi Gotev, Euractiv.com)

LONDRES

Financement du parti du Brexit. Le Parti du Brexit de Nigel Farage fait l’objet d’une enquête par la Commission électorale, après des inquiétudes liées à son mécanisme de financement. L’ancien Premier ministre Gordon Brown a déclaré hier que le groupe de Farage était une « société privée » et non un « parti politique », en raison de la manière dont il a accepté la majorité de ses dons, qui n’ont pas été vérifiés.

En réponse, Nigel Farage a qualifié les affirmations de Gordon Brown de « diffamation absolument dégoûtante ». (Samuel Stolton, Euractiv.com)

VIENNE

Démission. Tous les ministres d’extrême droite du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) ont démissionné lundi après que le chancelier autrichien Sebastian Kurz (PPE) a évincé Herbert Kickl (FPÖ), à la suite de la fameuse « vidéo d’Ibiza ».

Sebastian Kurz prévoit de remplacer les ministres de la Défense, du Travail et des Transports du FPÖ par des experts et des hauts fonctionnaires, jusqu’aux nouvelles élections de septembre. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

BERLIN

Avertissement. Dans plusieurs interviews lundi 20 mai, les responsables conservateurs de la CDU et de son parti frère bavarois CSU ont mis en garde contre toute coopération avec les populistes de droite à la suite du scandale en Autriche. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

MADRID

Plus grand rôle au Parlement européen. La tête de liste du parti centriste Ciudadanos aux élections européennes (ADLE), Luis Garicano, a déclaré que l’Espagne pouvait regagner un rôle de premier plan dans l’UE si les partis en finissaient avec la notion « d’aller à Bruxelles pour prendre sa retraite ». Dans un entretien avec EFE, le partenaire d’Euractiv, Luis Garicano a reproché aux socialistes du PSOE, qui mènent les élections, et au Partido Popular (PP) d’avoir utilisé l’Europe comme « cimetière politique pour parquer des politiciens ». (Euroefe)

VARSOVIE

Sondages flous. Une semaine seulement avant les élections européennes, on ne sait toujours pas quel parti est en tête en Pologne. Il y a une semaine, un sondage réalisé par Kantar suggérait que le parti de droite Droit et Justice (PiS/CRE) était en tête avec 43 %, suivi par la Coalition européenne (28 %) et le parti progressiste nouvellement établi Wiosna (8 %). Mais quelques jours plus tard, les choses ont changé : la Coalition européenne est désormais en tête avec 36 %, suivie par PiS 35 %, Wiosna est crédité de 10 % et l’extrême droite nationaliste KONFEDERACJA obtient 8 %. (Euractiv Pologne)

BUCAREST

Les exportations de céréales dépassent 2,2 milliards d’euros. Les exportations de céréales de la Roumanie ont dépassé 12 millions de tonnes l’an dernier, contre quelque 11 millions de tonnes en 2017, selon les données du ministère de l’Agriculture. La valeur des exportations a augmenté de 10 % au cours de l’année pour atteindre plus de 2,2 milliards d’euros. La Roumanie est le troisième producteur de céréales de l’UE, après la France et l’Allemagne, avec une production de près de 31,2 millions de tonnes. La Roumanie est le premier producteur de maïs et de tournesol de l’UE et le quatrième producteur de blé. (Euractiv Roumanie)

NICOSIE

Barnier soutient Chypre. Dans le cadre de sa tournée européenne pour discuter du Brexit, Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, s’est rendu à Chypre et a déclaré : « L’UE soutient clairement Chypre et attend de la Turquie qu’elle respecte les droits souverains des États membres ». (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

 

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