Brown manquera la cérémonie de signature du traité [FR]

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Le Premier ministre britannique Gordon Brown se rendra à Lisbonne pour signer le nouveau traité européen jeudi 13 décembre, mais n’arrivera pas à temps pour assister à la cérémonie de la signature officielle, comme l’a déclaré son porte-parole dans ce qui semble être un compromis destiné à résister aux critiques des eurosceptiques nationaux.

Le Premier ministre se rendra à Lisbonne, comme l’a déclaré le porte-parole de M. Brown aux journalistes le 11 décembre 2007. Mais étant donné l’horaire du comité de liaison, il ne pourra pas participer à la cérémonie de signature, a-t-il ajouté.

M. Brown devait à l’origine assister au comité de liaison de la très influente Chambre des Communes à 10 heures le 13 décembre et est maintenant parvenu à trouver un accord avec le comité afin de déplacer la session, afin d’arriver au Portugal le plus tôt possible. 

C’est donc le ministre aux Affaires étrangères David Miliband, qui sera présent au cours de la signature officielle à midi au Monastère historique Jeronimos à Lisbonne, selon une déclaration de Downing Street. Le Premier ministre devrait alors assister à un déjeuner avec d’autres dirigeants européens et signer le traité dans la journée.

Un porte-parole de Downing Street a minimisé l’importance de la présence du Premier ministre à la cérémonie, en déclarant que ce n’était pas une question particulièrement significative, se référant ainsi aux anciens traités européens, signés par les ministres aux Affaires étrangères pour le compte du Royaume-Uni.

Mais dans les médias, les spéculations vont bon train : le Premier ministre souhaitait éviter la cérémonie, en raison de l’hostilité publique au Royaume-Uni concernant l’adoption du traité.

En effet, à l’origine, le parti travailliste avait promis un référendum sur l’ancienne « Constitution européenne ». Mais, il estime dorénavant que comme le « traité modificatif » ne transfèrera pas de pouvoirs considérables à Bruxelles, il ne nécessite pas de consultation publique – un point vivement contesté par l’opposition conservatrice.

La détermination du Premier ministre à en fournir la preuve au comité de liaison – qui réunit les présidents de 31 comités des Communes et certains des députés les plus expérimentés du Parlement britannique – l’empêche donc d’être présent sur la « photo de famille » des chefs d’Etat, comme l’a confirmé son porte-parole.

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