Bruxelles veut intégrer les empreintes digitales aux cartes d’identité

shutterstock_524367484 [Gaelfphoto shutterstock]

La Commission européenne souhaite rendre obligatoire l’inclusion de données biométriques dans les cartes d’identité nationales, comme les empreintes digitales.

Bruxelles a dévoilé une série de mesures  sur la sécurité dans l’UE le 17 avril à Strasbourg lors de la session plénière. Ce paquet vise à « restreindre encore davantage le périmètre d’action des terroristes et des criminels, les privant des moyens dont ils ont besoin pour planifier, financer et commettre leurs crimes ».

Documents frauduleux

Environ 80 millions d’Européens possèdent une carte d’identité « non lisible par machine et dépourvue d’identifiants biométriques », selon les estimations de la Commission qui cherche à contrecarrer la fabrication de documents frauduleux « dont les terroristes et les criminels peuvent se servir pour entrer dans l’UE à partir d’un pays tiers ».

« Certains pays membres ont encore des cartes d’identité en papier », comme la Grèce, souligne un responsable à la Commission. « On se met juste en ligne avec le régime imposé aux passeports », justifie cette même source.

La Commission précise avec insistance qu’il ne s’agit pas d’imposer l’établissement d’une carte d’identité aux pays qui n’en délivrent pas.

Parmi les autres mesures, qui doivent maintenant être discutées par les législateurs de l’UE, le Parlement et les États membres, la Commission propose notamment d’interdire de nouvelles substances chimiques susceptibles d’être utilisées pour la fabrication d’explosifs artisanaux et de renforcer le contrôle des acheteurs de ce type de produits.

La menace terroriste n'a pas diminué en Europe

La menace du terrorisme en Europe « n’a pas diminué et perdure », malgré la perte de territoires de l’État islamique en Syrie et en Irak, selon le directeur du département antiterrorisme à Europol, Manuel Navarrete. Un article d’Euroefe.

 

Au chapitre « financement du terrorisme », la Commission cherche à autoriser « les autorités de répression et les bureaux de recouvrement des avoirs (à avoir) directement accès, au cas par cas, aux informations bancaires figurant dans des registres nationaux centralisés qui permettront aux autorités d’identifier les banques dans lesquelles un suspect est titulaire d’un ou de plusieurs comptes ».

Elle veut enfin mettre à jour les règles de l’UE sur l’exportation et l’importation des armes à feu à usage civil, en améliorant les procédures de contrôle et en renforçant les échanges d’information.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.