L’actu en capitales : Budapest continue de harceler l’université de Soros

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán [Shutterstock]

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

BUDAPEST

Malgré la pression de l’Union européenne et la proposition de l’Allemagne de jouer les médiateurs, un porte-parole du gouvernement hongrois a annoncé que le pays n’assouplirait pas les règles pour les universités internationales. La première visée étant l’université d’Europe centrale (CEU), fondée par le milliardaire hongro-américain, George Soros. Le secrétaire d’État Zoltan Kovacs a déclaré à ce propos qu’il n’y avait « aucun changement » dans la vision fondamentale du gouvernement et que celui-ci « se basera sur lois qui régissent l’enseignement supérieur en Hongrie, qui ne seront pas modifiées ».

Le recteur de l’université CEU, Michael Ignatieff, n’était pas disponible pour un commentaire. Celui-ci avait déclaré le mois dernier que l’université d’Europe centrale ne resterait à Budapest qu’en cas d’engagement politique de Viktor Orbán pour qu’elle puisse délivrer des diplômes librement. « Cet engagement politique devra s’accompagner d’une législation qui prévoira une autorisation juridiquement contraignante pour toutes les activités de la CEU à Budapest », a expliqué Michael Ignatieff. (Željko Trkanjec, EURACTIV.hr)

ATHÈNES

Polémique sur le film de Costa-Gavras: La décision du gouvernement de rembourser en espèces les coûts de production d’un film a fait grand bruit. La production hollywoodienne du réalisateur grec Costa-Gavras porte sur le rôle de l’ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, en 2015 et se base sur le livre de ce dernier. Les critiques ont fusé sur le fait que le gouvernement de subventionner ses opinions à travers le cinéma, ce à quoi le gouvernement a répondu qu’il s’agissait d’une procédure normale pour toute production internationale en Grèce. Le réalisateur grec, récompensé aux festivals de Cannes et de Berlin et récompensé par des Oscars, des BAFTA et des César, s’est dit « profondément insulté » par ces allégations de favoritisme.  (Theodore Karaoulanis, EURACTIV.gr)

BRUXELLES

Ne jamais dire jamais. « Notre but est de conclure l’accord de retrait avant les élections », a déclaré l’ambassadrice britannique en Belgique, Alison Rose, lors d’un débat télévisé avec la chaîne de télévision RTBF et le journal Le Soir.

Bien que la préparation aux élections européennes ait déjà commencé, la diplomate britannique a expliqué que son pays « pourrait ne pas y participer ».

Au sujet de la durée particulièrement longue du Brexit, l’ambassadrice a concédé que son pays « avait manqué de préparation » mais a confirmé que « l’accord aura lieu, puisqu’il existe entre les deux parties ».

Alison Rose n’a pas totalement exclu la possibilité d’un deuxième référendum. « Il ne faut jamais dire jamais, mais notre parlement a voté contre cette option, et les sondages n’indiquent aucun changement de tendance pour un deuxième référendum. » La diplomate a tenu à rappeler les liens étroits unissant son pays à l’UE : « Nous ne voulons pas détruire l’Union européenne, nous voulons en rester très proche, mais depuis l’extérieur », a-t-elle déclaré. (Alexandra Brzozowski, EURACTIV.com)

MADRID

Les socialistes espagnols attaquent en justice la campagne des conservateurs: Le PSOE portera devant le bureau électoral central espagnol la campagne du Parti populaire (conservateur) s’attaquant personnellement au Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. La campagne simule l’ouverture d’une agence de voyage (située à Madrid, à proximité du siège du PSOE) appelée « Falcon Travels ». Ce nom ironique s’inspire du modèle d’avion « Falcon » avec lequel le Premier ministre effectue ses déplacements officiels à l’étranger, a expliqué le journal espagnol EFE. Le PSOE veut dénoncer cette campagne qui utilise l’image de la fille cadette de Pedro Sánchez et a fait le tour des réseaux sociaux. Sur la photo, le Premier ministre apparaît avec sa femme, Begoña Gómez, et leurs deux filles sur une plage. Toute la famille est en maillot de bain et les visages des enfants ont été pixélisés. La photo avait été prise lors des vacances de la famille à Ibiza en 2016 et avait été publiée sur twitter par des membres du PP. Des sources proches du parti conservateur ont toutefois assuré que le parti publierait seulement des photos officielles de la campagne.

(EuroEFE.EURACTIV.es)

 

ROME 

Colère 5 étoiles : Le président du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, a révélé les noms des Spitzenkandidaten pour les élections européennes. Daniela Rondinelli, fonctionnaire au Comité économique et social européen (CESE), figure notamment sur cette liste.

5 candidates ne sont pas membres du parti 5 étoiles et ont toutes été sélectionnées directement par Luigi Di Maio, qui n’est pas passé par le processus de sélection à trois étapes sur la plateforme de vote en ligne Rousseau. Un processus critiquée par certains militants, qui a déçu les eurodéputés sortants qui avaient dû se présenter aux élections primaires.


Adieu, Bruxelles :
« Rome devrait être la capitale de l’UE », a déclaré Giorgia Meloni, présidente du parti nationaliste Fratelli d’Italia, qui a récemment rejoint le groupe conservateur (CRE). Celle-ci voudrait présenter cette demande au prochain parlement, arguant que l’UE devrait fixer sa capitale là où son identité séculaire est la mieux représentée. (Gerardo Fortuna, EURACTIV.com)

VARSOVIE

L’Euro? Non merci. Le député polonais, Mateusz Morawiecki, a déclaré qu’il n’était pas dans les intérêts de son pays d’adopter la monnaie unique. « Nous devons nous demander à qui cela profiterait-il : à la Pologne ou aux pays qui sont aujourd’hui les plus grands bénéficiaires de la monnaie unique ? » a-t-il questionné. Selon le député, une entrée dans la zone euro affaiblirait l’économie polonaise et entrainerait une augmentation des prix.   (EURACTIV.pl)

BRATISLAVA

Quelle direction ? En matière de politique étrangère, près de 62% des Slovaques sont clairement favorables à l’orientation du gouvernement actuel, très pro-européenne et pro-atlantique, tandis que 18% se disent en faveur d’une politique pro-russe. C’est ce qu’a révélé un nouveau sondage d’opinion de la chaîne de télévision Markiza. Des études similaires, réalisées avec des méthodologies différentes, ont également révélé que la Russie était présentée de manière positive par 21% des contributions sur les réseaux sociaux en Slovaquie, en République Tchèque et en Hongrie.  (Zuzana Gabrižová, EURACTIV.sk)

PRAGUE :

Visite de Matteo Salvini : Tomio Okamura, le président du parti d’extrême droite tchèque Liberté et démocratie directe (SPD) a rencontré le ministre de l’intérieur Matteo Salvini à Prague afin d’élaborer une stratégie pour les élections européennes du mois de mai. Les partis nationalistes et anti-immigration aimeraient former une coalition pour les élections afin de constituer un groupe au Parlement européen.  (Ondřej Plevák, EURACTIV.cz)

BUCAREST

Haro sur la contrebande alimentaire : À la suite de la décision du président du parti social-démocrate, Liviu Dragnea, d’effectuer des contrôles sur les importations de fruits et de légumes, des centaines de camions ont été bloquées aux frontières du pays. Les autorités fiscales et de sécurité alimentaire ont contrôlé plus de 400 camions et confisqué plus de 80 tonnes de marchandise dont une grande partie était originaire de Pologne. Des sanctions ont été principalement été appliquées pour manquement aux formalités administratives et mauvaises conditions d’entreposage. À la tête du gouvernement roumain, Liviu Dragnea a demandé aux autorités d’empêcher la contrebande de fruits et légumes et a annoncé que les importations de produits mauvais pour la santé devaient être bloquées.  (EURACTIV.ro)

 

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