Catalogne: passe d’armes entre Pedro Sánchez et Quim Torra

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Ne franchissez pas « les limites du droit », prévient Pedro Sánchez. Le Premier ministre socialiste espagnol par intérim, Pedro Sánchez, a mis en garde mercredi 23 octobre le président régional catalan Quim Torra et lui a demandé, une fois de plus, de condamner la violence en cours dans la région.

« Quiconque franchit les limites du droit sera confronté à la réponse sereine et ferme de l’État démocratique », a déclaré Pedro Sánchez.

De violentes manifestations en réponse au jugement du 14 octobre qui a condamné neuf politiciens indépendantistes et séparatistes catalans à des peines de neuf à treize ans de prison pour leur rôle dans le référendum sur l’indépendance interdit en 2017, se sont poursuivies en Catalogne le week-end des 19 et 20 octobre. Plus de 182 blessés ont été enregistrés au cours de la fin de semaine.

La situation dans de grandes villes comme Barcelone, la capitale catalane, et Gérone, était calme mais tendue, mercredi 23 octobre.

Pedro Sánchez a averti Quim Torra un jour après que des partis indépendantistes ont soutenu une résolution du parlement régional catalan rejetant la décision de la Cour suprême espagnole et invoquant le « droit à l’autodétermination » de la Catalogne.

Preuve que les échanges amers entre Madrid et Barcelone n’ont montré aucun signe d’apaisement, Quim Torra a déclaré mercredi que Pedro Sánchez « néglige[ait] ses devoirs » à l’égard de la Catalogne, et devrait « commencer à penser aux générations futures, pas aux prochaines élections ».

Quim Torra a accusé Pedro Sánchez de ne pas avoir répondu à ses appels téléphoniques depuis ce week-end. Fernando Heller (Euroefe)

BERLIN

AKK dévoile son plan pour la Syrie. La ministre fédérale de la Défense allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU), demande au Conseil de sécurité de l’ONU d’établir une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, une initiative qu’elle a proposée lundi 21 octobre. Une telle mission devrait « idéalement » être dirigée conjointement par l’ONU, a déclaré la ministre mercredi lors de la visite d’une base militaire à Erfurt.

Annegret  Kramp-Karrenbauer a déclaré que la mission Minusma dirigée par l’ONU dans l’État ouest-africain du Mali, à laquelle la Bundeswehr (armée allemande) participe également, pourrait servir de modèle. Elle a ajouté que la concrétisation d’une mission dans le nord de la Syrie dépendait de la tâche que la Bundeswehr pourrait assumer. L’objectif d’une telle zone de protection pourrait être de « séparer les ennemis » et de stabiliser la région « pour que les habitants puissent revenir ». Par ailleurs, la lutte contre la milice islamiste IS, actuellement au point mort, doit être poursuivie, a-t-elle insisté.

La ministre a défendu sa décision de soumettre sa proposition syrienne sans avoir consulté son partenaire de coalition du SPD ou ses alliés de l’OTAN. « C’était important pour moi que le débat commence3, a-t-elle dit. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

LONDRES

Après le Brexit, l’impasse électorale. Les deux principaux partis britanniques sont divisés sur la question de savoir s’il faut soutenir une élection générale avant Noël, alors que le Premier ministre Boris Johnson attend que les dirigeants de l’UE décident d’accorder au Royaume-Uni une nouvelle prolongation pour le Brexit.

Après que les législateurs britanniques ont soutenu l’accord de principe de Boris Johnson, mais ont bloqué son projet de le faire adopter à toute vapeur par le parlement en deux jours sans évaluation d’impact juridique ou économique, Boris Johnson et Jeremy Corbyn, le leader travailliste, n’ont pas réussi à s’entendre le 23 octobre sur un nouveau calendrier pour le Brexit Retirement Bill, qui doit être adopté pour officialiser la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Boris Johnson veut des élections, mais beaucoup de membres de son parti préfèrent se concentrer sur l’adoption du projet de loi. Jeremy Corbyn a évoqué la perspective d’une élection une fois qu’une longue prolongation aura été décidée afin d’éviter un Brexit sans accord, mais de nombreux membres de son parti exigent toujours un nouveau référendum. (Benjamin Fox, EURACTIV.com)

ROME

Quid de Matteo Salvini ? Lors d’une audition à huis clos devant la commission parlementaire du renseignement, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a qualifié les deux rencontres entre le chef-espion italien Gennaro Vecchione et le procureur général américain William Barr de « légales et correctes ». En août, WilliamBarr a demandé l’aide de l’Italie dans l’enquête sur un éventuel lien entre le président Donald Trump et la Russie lors des élections américaines de 2016.

Le parti d’opposition de droite Lega a laissé entendre que Giuseppe Conte avait autorisé la réunion secrète en échange du soutien de Donald Trump pendant la crise du gouvernement italien. Giuseppe Conte a riposté en disant que, contrairement à lui, Matteo Salvini n’avait pas encore clarifié ses relations avec les autorités russes et les services secrets. (Gerardo Fortuna,  Euractiv.com)

BUCAREST

Ponta dit non. Ludovic Orban n’a pas réussi à convaincre l’ancien Premier ministre Victor Ponta de soutenir son gouvernement, mettant en danger ses plans visant à obtenir le feu vert du parlement pour un nouveau gouvernement la semaine prochaine. Victor Ponta, ancien chef du parti socialiste du PSD et Premier ministre jusqu’en 2015, a déclaré que les députés de son parti proroumain ne voteraient pas pour le nouveau gouvernement. Ludovic Orban, le leader du PNL de centre-droit et le Premier ministre, a essayé de minimiser l’effet du rejet de Ponta, disant qu’il n’avait pas de grandes attentes, mais il ne comprenait pas pourquoi le leader proroumain avait pris cette décision. Victor Ponta, qui avait été un allié clé dans le vote de défiance contre le gouvernement du PSD il y a deux semaines, a déclaré qu’il préférerait unir les forces de gauche, y compris les socialistes, dans un nouveau gouvernement de coalition. (Euractiv Roumanie)

ZAGREB

Avramopoulos soutient l’adhésion de la Croatie à Schengen. Dimitris Avramopoulos, commissaire européen sortant chargé des migrations et des affaires intérieures, a déclaré que l’UE pourrait mieux faire face aux défis en matière de migration et de sécurité si la Croatie adhérait à l’espace Schengen. Dimitris Avramopoulos a ajouté qu’au moment de son adhésion à l’UE, la Croatie s’était acquittée de toutes les responsabilités qui lui incombaient et était désormais prête à rejoindre la zone de libre circulation sans passeport de l’UE. Le commissaire a ajouté qu’il espérait que les États membres prendraient les mesures appropriées pour permettre à la Croatie d’adhérer rapidement à l’espace Schengen. La Slovénie voisine bloque pour l’heure toute avancée sur cette question.

Dimitris Avramopoulos a souligné que la Croatie devait poursuivre toutes les activités en cours visant à protéger la frontière, ce qui, a-t-il dit, implique un niveau élevé de contrôle, en particulier à la frontière avec la Bosnie-Herzégovine. (Željko Trkanjec , Euractiv Croatie)

BELGRADE

La solution politique pour le Kosovo est la priorité de la Serbie. Le ministre serbe des Affaires étrangères, Ivica Dačić, a déclaré lors d’une réunion du Mouvement des pays non alignés à Bakou, mercredi 23 octobre, que la recherche d’une solution politique pour le Kosovo était la priorité nationale de la Serbie et a de nouveau appelé les pays qui avaient reconnu le Kosovo à revoir leur décision. Il a remercié tous les États qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo. Au total, 15 États ont retiré leur décision de reconnaître le Kosovo. (Euractiv Serbie)

SARAJEVO

La Bosnie-Herzégovine s’apprête à entrer dans le « Mini Schengen ». Mirko Šarović, ministre du Commerce extérieur et des Relations économiques, a soumis au Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine une initiative en vue d’accepter le « Mini Schengen », une déclaration commune pour la promotion de l’espace économique régional, qui permet la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services dans la région. La Serbie, l’Albanie et la Macédoine du Nord ont lancé l’initiative la semaine dernière. (Željko Trkanjec , Euractiv Serbie)

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