Ce qu’il faut retenir de la déclaration de Jean Castex à l’Assemblée nationale

Le Premier ministre français, Jean Castex. [EPA-EFE/IAN LANGSDON]

Peaufinant son image de conciliateur et d’homme des territoires, Jean Castex a dévoilé mercredi 15 juillet dans sa déclaration de politique générale ses mesures afin de « ressouder » la France. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Face aux députés, pour son grand oral 12 jours après sa prise de fonction, le Premier ministre Jean Castex a affirmé mercredi 15 juillet que sa « première ambition, immense » serait de « réconcilier ces France si différentes, les souder ou les ressouder ».

Dans cette perspective, il a développé les lignes de force des deux dernières années du quinquennat : emploi, efficacité de l’action publique, souveraineté économique, transition écologique, protection sociale…

« Traiter les sujets en partant des territoires »

À la tribune, celui qui se définit comme « gaulliste social », apôtre de la concertation, a apposé sa patte en insistant sur la place des « territoires » – mot répété 25 fois – dans la mise en œuvre des grands axes de sa politique.

« Traiter les sujets en partant des territoires, c’est s’assurer que les décisions soient suivies d’effet », a salué le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

Le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a, lui, raillé le style du Premier ministre : « Absent au cours du siècle écoulé, Monsieur Castex-Hibernatus est réapparu à la tribune de l’Assemblée nationale, ses pantoufles aux pieds. »

Un contexte très dégradé

« On reste sur sa faim », a déploré de son côté le député LR Philippe Gosselin, estimant qu’il « n’y avait pas l’élan qu’on pouvait espérer avoir et (que) tout cela paraît relativement convenu ».
Dans un contexte très dégradé, Jean Castex a assuré que « la lutte contre le chômage et la préservation de l’emploi seraient la priorité absolue des 18 prochains mois », en précisant des mesures évoquées la veille par Emmanuel Macron, comme une prime à l’embauche de 4 000 € par an pour les jeunes, ou des efforts sur la formation.

Jean Castex a également quelque peu détaillé les contours du plan de relance de 100 milliards d’euros prévu pour la rentrée. Il doit être financé par des aides européennes, dans le cadre du plan de relance que la France espère voir adopter par les 27 pays de l’UE, et par un endettement.

Plan de relance, impôts, contrats aidés… Les trois chantiers économiques du président Macron

Le chef de l’État annonce un plan de relance à 100 milliards et le retour des contrats aidés pour les jeunes. Quant aux ménages les plus aisés, ils devraient continuer à payer la taxe d’habitation… Un article de notre partenaire Ouest-France.

Ainsi, environ 40 milliards d’euros seront fléchés vers l’industrie, a-t-il indiqué, arguant que la France avait atteint « un niveau de dépendance qui n’est pas raisonnable ».

Vingt milliards seront consacrés à la rénovation thermique des bâtiments et les technologies vertes. Et le plan de relance portera « un plan vélo très ambitieux », a-t-il promis, en plaidant pour « une croissance écologique » face à la « décroissance verte ».

Des aides pour les jeunes

Jean Castex a par ailleurs souhaité que les travaux de rénovation urbaine soient lancés dans 300 des 450 quartiers retenus « d’ici la fin 2021 ».

La jeunesse est particulièrement ciblée sur le volet social, avec l’annonce de repas à un euro pour les étudiants boursiers dans les restaurants universitaires et la revalorisation « exceptionnelle » de l’allocation de rentrée scolaire de 100 €.

Six milliards seront investis dans le système de santé, a ajouté Jean Castex, qui a signé lundi des accords de revalorisation salariale pour les soignants.

Quant à la réforme des retraites, elle reste « nécessaire » mais il faudra bien distinguer les « mesures financières », a-t-il assuré.

Enfin, le Premier ministre a insisté sur « le pacte républicain », en soulignant la « préoccupation majeure » du gouvernement de lutter contre l’islamisme radical. Un projet de loi de « lutte contre les séparatismes » doit être présenté à la rentrée.

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