Crise financière et traité de Lisbonne : mauvais présage pour le second vote irlandais [FR]

juncker02.jpg

Alors que la crise financière mondiale ne devrait pas avoir un impact important sur l’économie européenne, ce déclin n’est pas bon pour la confiance et constitue un mauvais présage pour l’adoption du traité de Lisbonne. C’est ce qu’a prévu le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Etant donné la crise économique que nous traversons, le manque de confiance ainsi que l’impopularité grandissante des gouvernements à travers l’Europe, il serait dangereux d’organiser un référendum sur le traité européen, a déclaré M. Juncker lors d’un événement organisé le 17 septembre par le European Policy Centre (EPC) à propos de la relance de la croissance dans la zone euro. Si j’étais Premier ministre irlandais, je n’organiserais pas de référendum au cours des prochains mois, a-t-il ajouté. 

Faisant savoir que d’autres gouvernements de l’UE partageaient de telles incertitudes, le Premier ministre luxembourgeois – il occupe ce poste depuis 1995, ce qui fait de lui le doyen des participants aux sommets de l’UE – s’est dit pessimiste quant aux perspectives d’adoption rapide du traité. 

« Je ne crois pas que le traité sera en place en juin, lorsque se tiendront les prochaines élections. […] Pour le faire entrer en vigueur en juin 2009, le traité devrait avoir été ratifié par tous les pays avant la fin février. Ce n’est pas réaliste de penser que cela est possible », a-t-il affirmé. En revanche, il a estimé que le traité entrerait plutôt en vigueur autour du 1er janvier 2010. 

Inscrivez-vous à notre newsletter

S'inscrire