Des élections test pour la grande coalition en Allemagne

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BERLIN

Les électeurs des Länder de Saxe et de Brandebourg, à l’est de l’Allemagne, se rendent aux urnes le 1er septembre pour des élections cruciales, dont les résultats sont susceptibles de faire des vagues au-delà des frontières.

Si les sociaux-démocrates (SPD) perdent leur position de tête dans le Brandebourg au profit de l’extrême droite (AfD), la grande coalition sera de nouveau bousculée.

Depuis la réunification de l’Allemagne, le Land de Brandebourg a toujours été gouverné par le SPD. Mais les derniers sondages suggèrent que les sociaux-démocrates atteindront environ 20 %, contre 31,9 % en 2014. D’autre part, l’AfD pourrait voir sa représentation augmenter de 8 % et dépasser ainsi le SPD en tant que groupe parlementaire ayant le plus grand nombre de voix.

Pour le député européen Rainer Wieland (PPE), qui est également vice-président du Parlement européen, ces deux élections auront un impact direct sur la grande coalition en Allemagne et, par conséquent, sur l’Europe dans son ensemble.

« Le renforcement de l’AfD en Allemagne de l’Est et la participation éventuelle du parti aux gouvernements régionaux pourraient avoir de graves conséquences non seulement pour l’Allemagne, mais aussi pour l’Europe. Les élections au niveau de l’État montreront si la grande coalition va se poursuivre ou s’il va falloir organiser de nouvelles élections », a déclaré M. Wieland à EURACTIV Allemagne.

Il a ajouté qu’un renforcement de l’AfD en Saxe et dans le Brandebourg porterait un dur coup économique à « notre monde en réseau international, car les populistes de droite défendent le protectionnisme et le retour aux frontières nationales, y compris, et surtout en ce qui concerne le commerce ».

En Saxe, les chrétiens-démocrates (CDU) devraient être les premiers, mais ils passeront de 39,4 % en 2014 à un peu moins de 30 %. Le SPD devrait tomber à 8 % contre 12,4 % en 2014, tandis que l’AfD pourrait passer de 9,7 % en 2014 à un peu moins de 25 %. (Claire Stam, Euractiv.de)

MADRID

Nouvelle coalition en vue ? Le chef du parti de gauche Podemos, Pablo Iglesias, a déclaré jeudi que si les socialistes (PSOE) font « la même offre » qu’en juillet dernier pour former une coalition avec eux, son parti négociera pour parvenir à un accord « dans quelques heures » afin de sortir de  l’impasse politique actuelle.

Dans une interview pour « Cadena Ser », Pablo Iglesias a averti que le Premier ministre par intérim Pedro Sánchez n’avait plus d’« excuses » pour s’opposer à son entrée au gouvernement, ce qui avait été la ligne rouge de Pedro Sánchez à ce jour.

Iglesias a déclaré que son parti examinerait attentivement le document, présenté (par le PSOE) mardi prochain sur un accord potentiel, qui, selon El Pais, contient environ 300 mesures, avec un accent particulier sur les priorités de Podemos comme l’écart de genre, les politiques sociales et environnementales. (EUROEFE.Euractiv.es)

ROME

Réactions de Bruxelles. Les eurodéputés italiens se sont entretenus avec EURACTIV.com au sujet de l’accord du gouvernement à Rome. « L’Europe a besoin de Giuseppe Conte pour faire un vrai changement », a déclaré la cheffe de la délégation du Mouvement 5 étoiles, Tiziana Beghin. Pour le socialiste Brando Benifei, qui a remplacé le président du Parlement européen, David Sassoli, à la tête de la délégation du Parti démocrate (PD) au sein du groupe S&D, le centre-gauche italien a la possibilité de changer de cap et d’aborder les questions sociales et économiques après une année fortement marquée par leadership de Matteo Salvini. « Maintenant, il est important de travailler dur pour démontrer que nous avons fait le bon choix », a-t-il ajouté.

« Un gouvernement Conte a été réclamé par Bruxelles, Paris et Berlin », a déclaré Marco Zanni, le législateur de la Ligue, qui est également président du groupe parlementaire d’extrême droite Identité et démocratie (ID). (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

LA HAYE

Frans Timmermans au centre des discussions. Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission, rencontrera le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à La Haye ce mardi 3 septembre. Aucune conférence de presse n’est prévue avant ou après la réunion, mais Ursula von der Leyen devrait clarifier la position de Mark Rutte sur la nomination de Frans Timmermans comme commissaire néerlandais. L’ancien candidat à la présidence est issu d’un parti politique différent de Mark Rutte, mais il a reçu la bénédiction implicite du Premier ministre pour servir encore cinq ans au Berlaymont. Selon les dernières rumeurs, Frans Timmermans sera chargé de superviser l’application du « New Deal vert », qu’Ursula von der Leyen s’est engagée à mettre en œuvre au cours de ses 100 premiers jours à la présidence. (Sam Morgan, Euractiv.com)

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VARSOVIE

Pacte Molotov-Ribbentrop 2.0 ? Szymon Sękowski vel Sęk, vice-ministre polonais des Affaires étrangères, a comparé la coopération énergétique en cours entre l’Allemagne et la Russie sur le gazoduc Nord Stream 2 avec le pacte Molotov-Ribbentrop de 1939, signé entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique. (Łukasz Gadzała, Euractiv.pl)

ATHÈNES

Investissements verts en provenance d’Allemagne. Au cours de sa visite à Berlin, le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a annoncé un vaste programme d’investissement conjoint entre la Grèce et l’Allemagne concernant l’énergie, les technologies vertes, les sources d’énergie renouvelables et la gestion des déchets. « Nous préparons avec l’Allemagne un plan de croissance verte, que nous présenterons avec le chancelier en décembre », a déclaré le dirigeant conservateur grec. Selon certaines sources, le gouvernement grec souhaite lier ce plan à la restructuration de la Public Power Corporation (PPC), la compagnie d’électricité du pays en difficulté, qui connaît de graves problèmes financiers. (Theodore Karaoulanis, Euractiv.gr)

SOFIA

Empêcher l’exode de l’Europe de l’Est. Le Premier ministre bulgare Boyko Borissov a déclaré à la présidente élue de la Commission, Ursula von der Leyen, qui s’est rendue jeudi à Sofia, que l’Occident « a l’obligation d’investir beaucoup d’argent » pour améliorer la compétitivité des nouveaux pays de l’Est de l’UE. « Beaucoup de cerveaux, beaucoup de gens de l’ancien bloc de l’Est travaillent à l’Ouest et maintenant l’Europe doit investir beaucoup [pour l’Europe de l’Est] », a-t-il dit. (Georgi Gotev, Euractiv.com)

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