Donald Tusk : « Je ferai tout pour que la Pologne reste dans l’UE »

Le leader du principal parti d'opposition polonais, la Plateforme civique, Donald Tusk, prononce un discours lors d'une conférence de presse à Varsovie, en Pologne, le 4 juillet 2021. [Wojciech Olkusnik/EPA]

L’ancien Premier ministre polonais a déclaré qu’il ferait « tout » pour que la Pologne reste dans l’UE, lors de sa première interview télévisée après son retour à la politique polonaise.

S’exprimant vendredi soir (16 juillet), sur la chaîne de télévision privée TVN24, l’ancien chef du Conseil européen a déclaré que « Jaroslaw Kaczynski [chef du parti Droit et Justice, NDLR] a toujours fait semblant d’être un politicien anti-russe. Il est probable que l’argent de l’UE et le sentiment encore pro-européen des électeurs du PiS sont les seuls freins qui empêchent le PiS et Kaczynski de quitter ouvertement l’Union européenne ».

M.Tusk a mentionné, entre autres, le différend en cours entre la Pologne et l’UE concernant le fonctionnement de la chambre disciplinaire de la Cour suprême et le dernier arrêt de la Cour de justice de l’UE à ce sujet. « Maintenant […] nous avons affaire à un PiS qui tend constamment les relations entre la Pologne et l’UE et ses institutions », a-t-il ajouté.

Selon lui, « cela est de nature très politique ». « Il s’agit d’affaiblir l’Union européenne, d’affaiblir les liens mutuels, de saper l’autorité de l’institution, et cela pourrait finalement aboutir à la sortie de la Pologne de l’UE, et certainement à une UE plus faible », a également déclaré M. Tusk.

« La Pologne n’est pas seule dans ce cas, nous avons aussi la Hongrie de Viktor Orbán », a déclaré M. Tusk, notant que « si davantage de pays persistent à nuire à leur propre UE, cela pourrait signifier la fin de cette organisation. »

Selon M. Tusk, les partis au pouvoir en Pologne et en Hongrie « que ce soit délibérément ou par accident, vont main dans la main avec la Russie, qui ne cache pas que l’affaiblissement de l’UE est son objectif stratégique ».

Le président par intérim de la Plateforme civique (PO) a également évoqué ses entretiens avec l’ancien Premier ministre britannique David Cameron.

« L’Union européenne ne s’effondrera pas après-demain, ce sont des processus sur lesquels on peut compter pendant des années. Mais je me souviens de mes conversations avec David Cameron lorsqu’il m’a dit : “N’ayez pas peur, nous ne quitterons certainement pas l’Union”. Tout à coup, après six mois, quelque chose s’est produit contre les intentions des personnes au pouvoir », a déclaré M. Tusk.

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