Les détails de la composition d’un groupe de réflexion – prévu mais plutôt controversé – chargé d’anticiper les défis de l’Union à long terme commencent à émerger. Il semble désormais que les neuf sages seront finalement douze. En effet, la liste présentée par le président du groupe Felipe González n’incluait ni son nom, ni celui de ses deux vice-présidents.
L’ancien Premier ministre espagnol Felipe González, qui avait été désigné président du groupe lors du sommet européen du 14 décembre 2007, a judicieusement écarté les obstructions britanniques à propos de la portée du mandat du groupe en proposant comme membre Richard Lambert, directeur général de la Confederation of British Industry et ancien rédacteur en chef du Financial Times.
Il a poliment choisi d’inclure un Britannique à sa liste, a déclaré un diplomate britannique.
Mais M. González a surpris la présidence en proposant une liste de neuf personnes où n’apparaissait ni son nom, ni celui de ses deux vice-présidents, à savoir l’ancienne présidente de la Lettonie Vaira Vike-Freiberga et l’ancien PDG de Nokia Jorma Ollila.
Par la suite, des sources diplomatiques ont expliqué que cela ne signifiait pas que M. González et ses vice-présidents se retiraient, mais que le groupe serait constitué de douze « sages » plutôt que neuf.
Parmi les autres membres, les noms les plus connus sont ceux de Lech Walesa, leader historique du mouvement anti-communiste polonais Solidarnosc et ancien président de la Pologne, et de Mario Monti, ancien commissaire italien à la Concurrence. Les autres personnalités sont Lykke Friis de l’Université de Copenhague, l’ancien leader du syndicat français CFDT Nicolas Notat, le maire conservateur de Stuttgart Wolfgang Schuster, l’économiste autrichien Rainer Muentz, l’architecte néerlandais Rem Koolhas et le professeur grec Kalypso Nicolaidis.
Selon la radio polonaise, M. González n’était pas satisfait de la candidature de Lech Walesa, principalement parce que ce dernier ne parle aucune langue étrangère. Il aurait toutefois été obligé d’accepter car le gouvernement polonais refusait de faire une autre offre.
Choisir neuf personnalités parmi 27 Etats membres n’a pas été une tâche facile, a indiqué un diplomate.
Dans un entretien à EURACTIV Pologne, Lech Walesa avait indiqué que l’Europe avait besoin de « plus de solidarité » (EURACTIV 10/10/08).

