Emmanuel Macron attendu en Pologne début 2020

Emmanuel Macron [EPA-EFE/MICHAEL KLIMENTYEV/S]

Après la brouille entre Paris et Varsovie, née de l’annulation d’un contrat Airbus, le président de la République se rendra dans la capitale polonaise dans les premiers mois de l’année prochaine. Le Premier ministre polonais dévoile à Ouest-France les sujets qui seront abordés. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Après un projet de visite annulé au printemps dernier, le président français Emmanuel Macron est attendu à Varsovie en début d’année prochaine. C’est le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki qui l’annonce dans un entretien exclusif accordé à Ouest-France et à notre partenaire de la presse allemande Funke.

La relation franco-polonaise s’était particulièrement tendue en 2016, lorsque le gouvernement du PiS a annulé un contrat de vente de 50 hélicoptères Caracal produits par Airbus. Les questions migratoires et les réformes de la justice et des médias en Pologne avaient également contribué à tendre la relation bilatérale.

« J’espère en une nouvelle ouverture », affirme M. Morawiecki. « Nous sommes déjà tombés d’accord avec le président Macron pour qu’il effectue une visite en Pologne durant les premiers mois de 2020. Pour relancer la relation. En réalité, il y a eu quelques tensions, mais la relation n’est pas si sombre. Nous avons d’importants investissements directs français en Pologne, nous comptons beaucoup sur la coopération économique franco-polonaise. Nous invitons les investisseurs français à renforcer ces liens qui augmentent d’année en année. Cela pourrait aller mieux, mais cela ne va pas si mal ».

Macron tape du poing sur la table face à la Pologne et la Hongrie

Au premier jour d’une visite à Bratislava et Prague, Emmanuel Macron a de nouveau vendredi lancé un avertissement aux pays qui ne respecteraient pas les principes de l’UE, en particulier la Pologne et la Hongrie.

Favoriser l’émergence de champions européens

La Pologne vient par ailleurs de rejoindre le projet franco-allemand sur les filières de batteries électriques. « Avec Emmanuel Macron, nous sommes d’accord pour construire un nouvel agenda positif. Le triangle de Weimar est un bon format. Et nous sommes d’accord avec la chancelière Merkel et le président pour que l’on puisse à l’avenir favoriser l’émergence de champions européens, et ne plus répéter les entraves que l’on a observées sur le dossier Siemens/Alstom. Nous avons besoin de champions européens. Même si la Pologne, de par sa taille, ne peut pas y prétendre, nous pouvons être partie prenante et les soutenir. Comme pour Airbus. C’est la voie à suivre. Sur le numérique, la voiture… ».

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