Emmanuel Macron défend le sixième paquet de sanctions contre la Russie

Le président français Emmanuel Macron lors d’une vidéoconférence avec des membres de l’OTAN au siège de l’armée française, à Paris, en France, le 25 février 2022. [EPA-EFE/Michel Euler / POOL MAXPPP OUT]

Le président français Emmanuel Macron a défendu l’adoption d’un sixième paquet de sanctions contre la Russie, qui contient notamment un embargo sur le pétrole russe importé par voie maritime, face à des journalistes mardi 31 mai.

Le président français a salué l’accord pour un embargo sur le pétrole russe importé par voie maritime d’ici la fin de l’année. Il juge en effet que cet accord « historique » va « restructurer nos économies », alors que de nombreux Etats membres se voient obligés de « changer leurs infrastructures existantes ».

Afin d’éviter que les sanctions économiques aient l’effet non-voulu de heurter les pays membres, M. Macron a expliqué qu’elles répondent à quatre grands principes : maintenir la stabilité des prix dans l’UE, assurer une indépendance énergétique, protéger le climat et ne pas peser de manière déraisonnée sur les finances publiques des pays membres, notamment par le biais d’achats groupés.

En outre, le président français reste persuadé qu’il est nécessaire de garder le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine, avec qui « nous devons continuer à nous parler si nous voulons arriver à la paix ».

Lors d’un entretien téléphonique samedi (28 mai), M. Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz avaient fait part de leur « exigence d’un cessez-le-feu » à M. Putin. Ils l’avaient exhorté à « accepter un échange direct avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au plus vite ».

M. Macron a aussi expliqué que les dirigeants européens avaient pu « poursuivre l’agenda défini [au Sommet de] Versailles » adopté en mars dernier, en abordant des questions stratégiques de plus long-terme. Ainsi du besoin de développer une stratégie industrielle « par les européens pour les européens : notre Europe a besoin de s’équiper davantage ».

Enfin, le président a réitéré son souhait de voir se créer une enquête internationale pour faire toute la lumière sur la mort du journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff. « Toutes les initiatives seront prises » a-t-il lancé, après l’annonce de l’ouverture d’une enquête par la France pour « crime de guerre ».

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