Emmanuel Macron demande à la Turquie de « respecter le choix souverain » de la Finlande et la Suède 

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec le président turc jeudi (26 mai) et a « souligné l’importance de respecter le choix souverain de ces deux pays » fait « en réaction à l'évolution de leur environnement de sécurité », indique l’Élysée. [EPA-EFE/MICHEL SPINGLER]

Le président français Emmanuel Macron a exprimé le souhait au président turc Recep Tayyip Erdogan qu’une « solution rapide » soit trouvée pour lever le veto turc à l’adhésion de la Finlande et la Suède à l’OTAN.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a manifesté son opposition à l’adhésion de la Finlande et la Suède à l’alliance atlantique à plusieurs reprises. Il accuse les deux pays de servir d’ « auberge aux terroristes du PKK », parti des Travailleurs du Kurdistan, que la Turquie qualifie d’organisation terroriste.

M. Erdogan a déclaré « attendre de la Suède qu’elle prenne des mesures concrètes et sérieuses, montrant qu’elle partage les inquiétudes de la Turquie à l’égard de l’organisation terroriste du PKK », samedi (21 mai), dans un communiqué diffusé à l’issue d’un appel avec la Première ministre de Suède Magdalena Anderson.

Face à cette situation, le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec le président turc jeudi (26 mai) et a « souligné l’importance de respecter le choix souverain de ces deux pays » fait « en réaction à l’évolution de leur environnement de sécurité », indique l’Élysée. Emmanuel Macron a appelé à poursuivre les discussions pour qu’une « solution rapide » soit trouvée pour lever au veto de la Turquie à cette adhésion.

Quant à l’Ukraine, les chefs d’État français et turc sont convenus de prolonger les efforts « dans un esprit de coordination afin d’obtenir un cessez-le-feu et le retour au respect du droit international humanitaire » et pour « rendre possibles les exportations de céréales ukrainiennes dont dépendent de nombreux pays pour leur sécurité alimentaire » précise l’Élysée.

Interrogé par EURACTIV France, l’Élysée a indiqué que la dégradation des relations entre la Grèce et la Turquie n’ont pas été évoquées par Emmanuel Macron.

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