Emmanuel Macron veut un « signal positif et clair » sur la candidature de la Moldavie à l’UE

Emmanuel Macron a rendu visite à son homologue moldave, Maia Sandu, en visite officielle à Chisinau, mercredi 15 juin. [EPA-EFE/DUMITRU DORU]

Les européens « doivent » un « signal positif et clair » à la Moldavie sur sa demande d’adhésion, selon le président français Emmanuel Macron.

En déplacement à Chisinau mercredi (15 juin), Emmanuel Macron a rappelé que l’adhésion à l’Union est un « processus ». Même si « la réponse sera claire », le président français assure qu’il y aura « des conditions », afin de créer « l’unanimité, le consensus au sein des Etats européens ».

La présidente moldave Maia Sandu a aussi indiqué le « processus long » et les « efforts soutenus » qu’implique une intégration européenne plus forte, en assurant ne pas rechercher de « raccourcis ».

En saluant l’effort de la Moldavie notamment quant à l’accueil de réfugiés ukrainiens, M. Macron considère qu’il ne faut « pas dissocier la Moldavie de l’Ukraine dans des perspectives que nous donnons ».

Il relève notamment la situation différente « à la fois géopolitiquement et géographiquement » de ces deux pays par rapport à d’autres, tels que « la Géorgie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan ».

Le président français a à nouveau souligné l’importance de sa proposition d’une « communauté politique européenne » dont les premières réponses « en matière de sécurité, de défense, d’énergie, d’infrastructures » pourraient arriver rapidement.

Un projet qui avait suscité l’émoi de certains dirigeants européens qui y ont lu une volonté du président français de contourner – voire d’éviter – l’adhésion de l’Ukraine ou de la Moldavie à l’Union, mais elle a été accueillie positivement par la présidente moldave.

Après la conférence de presse, l’Elysée a indiqué que, dans ses échanges avec Maia Sandu, M. Macron a exprimé son « souhait » que « les efforts et les aspirations légitimes de la Moldavie, d’ores et déjà membre de la famille européenne », soient reconnus.

Le président a enfin rappelé la nécessité de « renforcer la crédibilité de notre dissuasion pour que la Russie ne puisse imaginer poursuivre plus loin son agression » en Ukraine. Comme nous l’anticipions mercredi, M. Macron se rend à Kiev ce jeudi avec les chefs de gouvernement allemand et italien.

Subscribe to our newsletters

Subscribe