Entretien : le traité de Lisbonne “pas aussi indispensable que nous le pensions” [FR]

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Dans un entretien à EURACTIV.sk, le professeur Anand Menon de l’Institut de recherche européen de l’Université de Birmingham a déclaré que l’UE continue de fonctionner comme elle l’a toujours fait suite à l’élargissement « choc » de 2004. Il reste sceptique concernant la véritable nécessité du traité de Lisbonne.

Tout en admettant qu’il s’était autrefois opposé à l’élargissement de l’UE à l’Europe centrale et orientale, pensant qu’ « il mènerait à une impasse », M. Menon, l’auteur du livre récemment publié « Europe : Etat de l’Union », admet qu’ « il avait totalement tort ».

Les divisions qui ont été visibles au sein de l’UE depuis le cinquième élargissement en 2004, ne se sont pas concrétisées entre les anciens et les nouveaux membres, elles ont plutôt affecté les anciens membres de l’Union concernant des lois spécifiques. « Même dans le cadre des procédures du traité de Nice, l’Union européenne élargie fonctionne bien […] Le vote au sein du Conseil montre que l’UE n’a pas du tout ralenti son allure. Elle créé des lois à la même vitesse qu’avant. Il n’y a pas de crise institutionnelle en perspective », insiste M. Menon.

Il souligne plutôt qu’avec un nombre d’Etats membres plus important, l’UE est témoin d’un phénomène – également évident aux Etats-Unis à certains moments – où les Etats membres ont tendance à pencher davantage en faveur d’institutions centrales.

Néanmoins, le professeur Menon considère que la « procédure de la carte jaune », grâce à laquelle les Parlements nationaux auraient la possibilité de donner leur opinion sur les propositions de la Commission, constitue une importante du traité de Lisbonne. Il pense que l’implication des Parlements nationaux dans la prise de décision européenne faciliterait considérablement le processus en alimentant l’idée selon laquelle l’Union est naturellement liée aux systèmes politiques nationaux.

« A une époque où les gens sont très sceptiques vis-à-vis de l’Europe, ce type de lien est très important », affirme-t-il.

Néanmoins, le professeur Menon a exprimé ses doutes quant aux nouveautés les plus manifestes du traité de Lisbonne, à savoir la création de la fonction de président permanent du Conseil (voir notre LinksDossier sur « Choisir M. Europe  ») et le nouveau service externe. « Nous ne pouvons pas être sûr de la manière dont ils travailleront », a-t-il remarqué.

Pour lire la version intégrale de l’entretien, cliquez ici.

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