Espagne. La gauche catalane en position de faiseuse de Premier ministre

Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez. [EPA-EFE/ISMAEL HERRERO]

Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez négocie l’abstention au Parlement d’ERC, la gauche catalane. Pour enfin former un gouvernement. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Le chef de l’exécutif Pedro Sánchez espérait une arithmétique plus favorable après les élections anticipées du 10 novembre. Il a hérité d’un Parlement aussi fragmenté qu’avant. Les 120 élus socialistes, ajoutés aux trente-cinq de Podemos (gauche radicale), n’atteignent pas la majorité absolue.

Le compte n’est toujours pas bon, même avec les soutiens de plusieurs petits partis régionaux et des nationalistes basques. Et face au probable vote négatif de la part de Ciudadanos (libéraux) et du Parti Populaire (droite), il ne reste que les treize députés indépendantistes de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) comme faiseurs de roi.

L'Espagne encore plus bloquée politiquement après les élections

Bond de l’extrême droite, recul des socialistes, effondrement des libéraux: l’échiquier politique espagnol était encore plus chaotique lundi au lendemain de nouvelles législatives, compliquant à l’extrême la formation d’un nouveau gouvernement.

Quelle marge de négociation ?

La semaine dernière, le parti catalan a lancé une consultation tarabiscotée auprès de ses militants : sont-ils prêts à rejeter l’investiture si Sánchez ne s’assoit pas avant à une « table de négociations » pour parler d’une résolution du conflit politique ? Résultat : 94,6 % de « oui » pour des pourparlers entre gouvernements, à savoir régional et central.

La formule est assez vague et n’évoque ni l’autodétermination ni l’amnistie pour les leaders indépendantistes condamnés et emprisonnés. Elle pourrait donc contenter les deux partis. Si le député Gabriel Rufián se réjouit de discuter avec un Sánchez faible et défait, la position d’ERC n’est pas très confortable. Les tensions sont vives avec l’autre formation indépendantiste de droite, pilotée par Carles Puigdemont, qui s’oppose à cette investiture.

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