Les socialistes européens rechignent face la candidature d’Ursula von der Leyen

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Le groupe socialiste au Parlement européen (S&D) veut faire entendre sa voix. Pas question de donner un banc-seing à la conservatrice allemande Ursula von der Leyen, selon une source du S&D.

« Son programme devra comporter des éléments progressistes », insiste le parti de centre gauche. Les dirigeants de l’UE ont nommé Ursula von der Leyen (PPE), une Allemande de centre-droit, à la tête du prochain exécutif européen. Elle doit désormais recevoir l’aval du Parlement, ce qui aura un prix, estiment les députés.

Les socialistes de l’Assemblée européenne se sont montrés très critiques à l’égard du paquet proposé par le Conseil européen, affirmant que leur candidat, Frans Timmermans, avait été sacrifié à cause de la forte opposition des populistes, et du groupe de Visegrad.

« Notre candidat a été écarté parce qu’il défendait les valeurs européennes et l’état de droit. Je peux vous assurer que nous défendrons ces principes avec encore plus d’énergie », a déclaré hier Iratxe García, chef du Groupe S&D.

Une discussion officielle est prévue la semaine prochaine. Mais les délégations allemande, néerlandaise, belge et britannique s’opposent déjà farouchement à cette nomination.

Iratxe García, la nouvelle tête de pont des socialistes au Parlement européen,  penche pour une solution de compromis, sous la pression du Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez, qui a réussi à obtenir un emploi pour son ministre des Affaires étrangères, Josep Borrell, en tant que nouveau Haut Représentant pour les Affaires étrangères dans le cadre de l’accord du Conseil européen.

« Le reste du groupe est toujours réticent, mais prêt à écouter et à lui donner une chance d’expliquer son programme », estime-t-on au S&D. Le parti veut pousser la candidate du PPE vers un agenda plus progressiste, en particulier en ce qui concerne la migration, le changement climatique et les questions sociales.

Pendant ce temps à Berlin, l’accord du Conseil européen a provoqué des troubles au sein du gouvernement de coalition. Les sociaux-démocrates (SPD) s’en sont pris à la chancelière Angela Merkel, l’accusant de se retirer du processus de Spitzenkandidaten.

« En nommant Ursula von der Leyen sans l’appui de son cabinet, Mme Merkel a clairement violé les règles du gouvernement fédéral – c’est une raison de quitter le gouvernement », a déclaré l’ancien président du SPD Sigmar Gabriel à Der Spiegel.

Bien que les dirigeants actuels du parti socialiste aient nié les rumeurs selon lesquelles ils pourraient quitter la coalition avec la CDU de Merkel, le ministre des affaires européennes, Michael Roth du SPD espère toujours un retour à la proposition initial, qui nommait Frans Timmermans président de la Commission.

Ce dernier serait heureux de voir le Parlement européen tourner le dos au Conseil en élisant un des Spitzenkandidaten.

D’autre part, la responsable de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, a déclaré que lorsque le candidat du PPE Manfred Weber (CSU) a réalisé qu’il n’avait pas la majorité, il a mis de côté ses intérêts personnels « pour l’Europe et l’Allemagne » et a laissé la place à Timmermans pour obtenir le plus haut poste de la Commission.

(Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com / Florence Schulz, Euractiv Allemagne)

ATHÈNES

Les conservateurs espèrent rafler la mise. Le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND-PPE) mène tous les sondages avant les élections nationales de dimanche. Dans les deux derniers sondages, la ND se situe entre 36 et 40 %, suivie par le parti de gauche au pouvoir, SYRIZA (24,5-29,5 %) et le KINAL (S&D), troisième avec environ 7 %.

Pour la première fois depuis 2012, il est fort probable que Nouvelle Démocratie puisse former un gouvernement à lui seul. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

PARIS

Le nouveau livre de Sarkozy. Sorti la semaine dernière, le nouveau livre de Nicolas Sarkozy, Passions, est rapidement devenu le livre le plus vendu en France. Les neuf procédures judiciaires qu’il a traversées ne semblent pas avoir affecté la popularité de l’ex-président : il est actuellement le deuxième homme politique le plus populaire en France, juste derrière Nicolas Hulot.

L'hypothèse Sarkozy refait surface chez Les Républicains

Nouveau livre, omniprésence médiatique, soutiens multiples. La cote de popularité de l’ex-président remonte malgré la multiplication des affaires judiciaires. Et alors que son parti  cherche à rebondir après des élections européennes catastrophiques.

MADRID

Insultes d’extrême droite. Le compte officiel du parti d’extrême droite Vox a publié un tweet qualifiant le chef de file du parti centriste Ciudadanos, Albert Rivera, de « trouillard » et « gonflé » et lui demandant « d’arrêter de  lécher le cul du président français Emmanuel Macron ». El Pais rapporte que l’incident a eu lieu dans le cadre des négociations en cours dans les régions de Madrid et de Murcie pour choisir un nouveau premier ministre, et de la pression mise sur Vox pour soutenir les candidats choisis par le Parti populaire (PP).

VARSOVIE

Sommet des Balkans occidentaux. En marge du sommet des Balkans occidentaux à Poznan, le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Szymon Szynkowski vel Sęk a déclaré que Varsovie soutenait l’intégration européenne des pays des Balkans occidentaux. En ce qui concerne l’Albanie et la Macédoine du Nord, il soutient un processus d’adhésion rapide à l’UE. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

La commission LIBE attire les députés slovaques. Trois eurodéputés slovaques sur 13 seront membres de la commission LIBE. Il n’y a pas de grandes perspectives pour une présidence de commission pour les eurodéputés slovaques. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

BUCAREST

La Roumanie ne voit pas l’utilité du MCV. Le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Melescanu, a déclaré que le mécanisme de coopération et de vérification (MCV) n’avait pas de sens dans l’UE, qui dispose d’un mécanisme mondial pour les écarts en matière d’État de droit. La Roumanie et la Bulgarie demandent depuis des années la levée du mécanisme de coopération et de vérification, mais les mauvais résultats obtenus dans la lutte contre la corruption ont incité la Commission européenne à maintenir ce mécanisme dans ces deux pays. (Euractiv Roumanie)

ZAGREB

« Femmes et médias ». La Présidente Kolinda Grabar-Kitarović s’est félicitée du nouveau site Web « Femmes et médias », déclarant qu’il s’agissait d’un projet important qui permettrait d’accroître la représentation des femmes dans tous les domaines de l’activité publique. Elle s’est également dit inquiète des rapports préoccupants sur la violence à l’égard des femmes et de l’opinion des jeunes à ce sujet.

Kolinda Grabar-Kitarović a déclaré que le site Web sensibiliserait le public à la situation des femmes dans la société et les aiderait à concilier leur vie familiale et professionnelle. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

SOFIA

Esclaves du tabac contrefait. Une grande industrie produisant des cigarettes de contrafçon a été découverte dans les villages de Ryzhevo, Konare et Trud, dans la région de Plovdiv. Les images télévisées ont montré d’énormes installations de production à Trud, dont la valeur est estimée à au moins 5 millions d’euros. Selon le Premier ministre Boyko Borrisov, les « employés » des usines sont principalement des Ukrainiens et des Moldaves qui n’ont pas le droit de quitter les lieux. (Georgi Gotev, Euractiv.com)

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