Fin de non-recevoir suite à la proposition de Jean-Luc Mélenchon de constituer un groupe parlementaire NUPES

M. Mélenchon a invité tous les partis membres de la coalition NUPES à « former une délégation distincte à l’Assemblée nationale », face au « chaos organisé par la défaite d’Emmanuel Macron ». [EPA-EFE/YOAN VALAT]

Dans une déclaration commune, le Parti socialiste (PS), Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti communiste français (PCF) ont opposé un refus à la proposition de Jean-Luc Mélenchon, formulée lundi (20 juin), de former un groupe parlementaire commun.

M. Mélenchon a invité tous les partis membres de la coalition NUPES à « former une délégation distincte à l’Assemblée nationale », face au « chaos organisé par la défaite d’Emmanuel Macron ».

Il a aussi insisté pour que toutes les forces de gauche restent « une alternative unie » alors que lui-même reconnait que « le résultat est assez décevant pour nous ».

Cette proposition, qui fait suite au score important de la NUPES au second tour des élections législatives avec 155 élus (mais plus bas que les 200 sièges crédités au long de l’entre-deux-tours), a cependant été rejetée sans équivoque par les partis concernés.

« Il n’a jamais été question d’un groupe unique. Il y aura un groupe socialiste à l’Assemblée nationale » a déclaré Pierre Jouvet, porte-parole du PS, à l’AFP. Alain Coulombel, porte-parole d’EELV, a tenu le même discours : « pas question de se fondre dans un groupe unique ».

Quant au secrétaire général du PCF Fabien Roussel, candidat vainqueur à sa réélection dans le Nord, les passes d’armes contre M. Mélenchon ne se sont pas faites attendre : « l’alliance de gauche ne parle qu’à une partie de la France, celle des villes et non de la ruralité », précisant qu’il « ne se retrouvait pas dans certains propos tenus au nom de cette alliance ».

La question d’un groupe parlementaire uni est cruciale, car elle définit qui, de la NUPES ou du Rassemblement National, sera le premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale. Avec, à la clef, la présidence de la Commission des Finances, poste stratégique au sein de l’Assemblée nationale, qui revient d’emblée à la première opposition parlementaire.

Du côté droit de l’échiquier politique, le parti conservateur Les Républicains a réitéré son refus à tout accord de gouvernement avec le parti présidentiel : « il n’est pas question ni d’un pacte, ni d’une coalition, ni d’un accord de quelque forme que ce soit », a conclu Christian Jacob, le Président du parti.

La situation politique reste donc particulièrement floue et les prochains jours s’avèrent décisifs.

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