France et Allemagne peaufinent la réponse européenne à Trump

Angela Merkel et François Hollande

Angela Merkel et François Hollande ont travaillé ce vendredi 27 janvier à Berlin sur les évolutions de l’Europe souhaitées par les deux capitales dans un paysage bouleversé par l’élection de Donald Trump aux États-Unis et le départ annoncé de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

La chancelière allemande et le président français doivent affiner leur position pour le sommet de Malte, début février, lors duquel ils veulent convaincre tous les États membres – notamment ceux de l’Est – de l’importance vitale pour l’Europe d’appliquer les décisions prises en commun.

En ligne de mire également, la déclaration qui sera prononcée à Rome le 25 mars pour le 60e anniversaire du traité fondateur de l’Union, qui doit affermir les orientations définies à Bratislava puis au conseil européen de décembre, sur la sécurité et la croissance économique en particulier.

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Les décisions les plus concrètes devraient intervenir en juin, notamment sur le renforcement de l’Europe de la Défense sur la base des chantiers ouverts en décembre.

Face aux nombreux défis internes et externes, « nous avons besoin d’un engagement commun clair en faveur de l’Union européenne (…) et des valeurs de nos démocraties », a dit Angela Merkel lors d’une déclaration au côté de François Hollande.

A Rome, les Européens devront répondre au défi d’« une Europe nouvelle dans un monde incertain », a déclaré François Hollande, jugeant qu’« aujourd’hui, plus que jamais, l’Europe doit être politique ».

« Parlons très franchement, il y a le défi que pose la nouvelle administration américaine, par rapport aux règles commerciales, par rapport aussi à ce que doit être notre position pour régler les conflits dans le monde », a-t-il ajouté.

« Nous devons bien sûr parler à Donald Trump », a poursuivi le président français. « Mais nous devons le faire aussi avec une conviction européenne et la promotion de nos intérêts et de nos valeurs, c’est pourquoi il est si important de non seulement nous concerter, mais de nous rapprocher, c’est ce que nous avons à faire à Malte et à Rome. »

La Première ministre britannique, Theresa May, qui sera vendredi le premier dirigeant étranger à être reçu par Donald Trump à la Maison-Blanche, compte redéfinir avec lui la « relation spéciale » entre Londres et Washington, notamment en matière commerciale.

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François Hollande n’est pas candidat à sa succession à l’occasion de l’élection présidentielle d’avril-mai. Angela Merkel briguera quant à elle un quatrième mandat de chancelière en septembre.

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