Hollande convoque un mini-sommet sur l’avenir de l’UE

François Hollande [European Council]

Le 20 février, le président français, François Hollande, a annoncé vouloir organiser un sommet à Versailles avec les dirigeants allemand, italien et espagnol le 6 mars prochain, afin de préparer les réformes de l’UE à l’approche du 60e anniversaire du traité de Rome, le 25 mars 2017.

« Il ne s’agit pas de décider de l’avenir de l’Europe à quatre. Ce n’est pas notre conception des choses, mais nous sommes quatre pays importants et nous devons donc orienter la politique pour agir avec les autres, ensemble », a déclaré François Hollande lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, à Malaga.

À l’occasion du 60e anniversaire des traités de Rome, les dirigeants européens organiseront un sommet dans le but de formuler la vision finale à adopter pour l’avenir de l’Union après le Brexit. Deux réunions ont déjà eu lieu à ce sujet au cours d’un sommet européen informel s’étant tenu à Bratislava le 16 septembre 2016 et du sommet de Malte le 3 février dernier. Mariano Rajoy et son homologue italien Paolo Gentiloni se sont par ailleurs entretenus le 27 janvier au sujet du sommet qui aura lieu à Rome.

>> Lire : Rome et Madrid tentent un rapprochement stratégique

La France, l’Allemagne et l’Italie sont des membres fondateurs de l’UE, tandis que l’Espagne l’a intégrée en 1986. L’avenir de l’Europe a fait l’objet de plusieurs discussions, notamment au niveau ministériel entre les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l’UE, à savoir l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Les autres pays membres dénoncent toutefois ces réunions en comité réduit.

Succession de Donald Tusk

François Hollande est également vu comme un candidat potentiel pour remplacer Donald Tusk, le président du Conseil européen, dont le mandat prendra fin le 31 mai. Cependant, nul ne connaît pour l’instant les projets de François Hollande pour la période qui suivra l’élection du nouveau président français, le 7 mai prochain. En France, la transition entre deux présidences dure seulement une semaine.

Les rumeurs de l’éventuel remplacement de Donald Tusk par François Hollande ont été démenties et qualifiées de « complètement fausses ». Donald Tusk pourrait briguer un deuxième mandat de deux ans et demi, mais son avenir semble incertain. En effet, l’actuel gouvernement populiste en Pologne, dirigé par Jarosław Kaczyński, chef du parti Droit et justice (PiS), ne porte pas vraiment Donald Tusk dans son cœur. Ce dernier est le cofondateur et dirigeant de la Plate-forme civique (PO), un parti d’opposition affilié au PPE.

La possibilité d’un deuxième mandat pour Donald Tusk aurait été abordée le 7 février, lors de la visite de la chancelière allemande, Angela Merkel, en Pologne. Des sources polonaises ont cependant précisé que la réponse donnée à Angela Merkel « ne regardait qu’elle ».

>> Lire : Hollande et Rajoy prônent l’unité européenne

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.