Sanctions contre la Russie : le Kazakhstan rejette l’idée d’une réponse commune

Samedi (5 juin), le Kazakhstan a rejeté l’idée d’un haut responsable russe d’élaborer une réponse commune aux sanctions occidentales contre Moscou et ses alliés, comme le Belarus. Décryptage. [MFA Kazakhstan]

Samedi (5 juin), le Kazakhstan a rejeté l’idée d’un haut responsable russe d’élaborer une réponse commune aux sanctions occidentales contre Moscou et ses alliés, comme le Belarus. Décryptage.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexander Pankin, a déclaré cette semaine que l’Union économique eurasienne (UEE), qui comprend également l’Arménie et le Kirghizstan, travaillait sur une « réponse consolidée » aux sanctions occidentales contre certains de ses membres.

Cependant, dans une déclaration formulée ce week-end, le ministère des Affaires étrangères du Kazakhstan a indiqué que la nation d’Asie centrale était contre la « politisation » du bloc commercial.

« Dans le cadre de la discussion d’initiatives qui dépassent le champ d’application du traité de l’UEE, y compris celles liées à la réponse aux sanctions imposées par des tiers, nous partons du principe que les sanctions occidentales sont politiquement motivées et visent des nations individuelles plutôt que l’UEE dans son ensemble. »

« Nous tenons à souligner que la République du Kazakhstan ne participe à aucune discussion sur les “mesures consolidées” des nations de l’UEE en réponse aux sanctions imposées par d’autres pays. »

Le Kazakhstan entretient des liens politiques et économiques très étroits avec son ancien suzerain soviétique, mais s’en tient à ce qu’il appelle une politique étrangère multisectorielle, recherchant des liens tout aussi forts avec l’Occident et avec la Chine, son autre voisin géant.

En avril, les États-Unis ont imposé un large éventail de sanctions à la Russie, y compris des restrictions sur son marché de la dette souveraine.

Et cette semaine, l’Union européenne a interdit aux compagnies aériennes bélarussiennes de survoler le territoire de l’UE ou d’avoir accès à ses aéroports, après que Minsk a forcé un avion de Ryanair à atterrir dans le pays et arrêté un critique du gouvernement qui se trouvait à bord.

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