L’UE tente de répondre aux craintes de centralisation [FR]

La présidence autrichienne a organisé une conférence pour évoquer la façon dont l’UE peut se rapprocher de ses citoyens et quelles contributions les régions, les autorités locales et les parlements nationaux peuvent apporter.

Ouvrant la conférence de deux jours sur le thème « L’Europe commence chez soi » le 18 avril à St. Pölten en Autriche, le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel a déclaré que son objectif était de « traiter les préoccupations et les craintes du grand public et de répondre à leurs questions ». Les institutions européennes et les Etats membres devaient étudier quelles actions étaient susceptibles d’être menées au mieux par les régions et les Etats membres eux-mêmes et quelles doivent être celles réservées à l’UE.

Afin de neutraliser le phénomène de centralisation, W. Schüssel a affirmé: « Nous avons besoin de régions et d’autorités locales plus fortes comme contrepoids […] Nous souhaitons que le débat sur l’avenir de l’Europe soit plus concret. Nous faisons actuellement notre possible pour parvenir à un nouvel équilibre et tentons de rendre la valeur ajoutée de l’Europe plus tangible. »

Michel Delebarre, président du Comité des Régions, a déclaré que le principe de subsidiarité restait, pour l’UE, la seule méthode pour regagner la confiance des citoyens européens. Cependant, ce principe ne doit pas devenir « une arme qui se retournera contre nous en nous enfermant dans des conflits de compétences ». On peut parvenir à « mieux légiférer » en consultant au préalable les régions, en menant des analyses d’impact et en tenant compte des avis préalables des autorités locales et régionales au sujet des législations qui pourraient engendrer des charges administratives ou financières très lourdes.

Paavo Lipponen, président du Parlement finlandais et ancien Premier ministre, a déclaré que les parlements nationaux devraient avoir davantage leur mot à dire dans les affaires européennes. En même temps, la subsidiarité ne saurait à elle seule résoudre tous les problèmes, la qualité des actes législatifs de l’UE, souvent trop détaillés, devant également être améliorée. Il a indiqué que le Parlement finlandais avait contrôlé le respect du principe de subsidiarité pendant dix ans sans constater aucune violation.

Bien que la conférence s’inscrive dans le cadre du débat autour de la relance de la Constitution européenne, plusieurs intervenants ont souligné que certaines améliorations sont possibles sans elle.

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