La Grèce durcit sa législation en matière d’asile et de retour

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Le gouvernement conservateur grec a décidé de renforcer sa politique en matière de migration et de réfugiés, à la suite du décès d’une femme dans le camp surpeuplé de Moria, sur l’île grecque de Lesbos. Le gouvernement a déclaré que le nombre de personnes entrant illégalement dans le pays avait augmenté.

Les arrivées de migrants et de réfugiés de Turquie en Grèce ont atteint leur plus haut niveau depuis deux ans. Plus important encore, le vice-ministre grec de la protection des citoyens, Georgios Koumoutsakos, a récemment averti que des milliers de réfugiés syriens se rassemblaient à Izmir, en Turquie. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a récemment appelé l’UE à engager davantage d’argent pour aider la Turquie à mieux endiguer le flux croissant de migrants.

La Grèce a décidé de durcir les critères de demande et d’approbation des demandes d’asile et de renforcer la sécurité à la frontière. Le pays construira également de nouveaux centres (fermés) pour les migrants clandestins avant leur expulsion et vise à renvoyer 10 000 migrants dans leur pays d’origine d’ici à 2020.

En outre, le gouvernement grec a officiellement annoncé une initiative conjointe de la Bulgarie, de Chypre et de la Grèce lors du Conseil « Justice et affaires intérieures » des 7 et 8 octobre, où ils présenteront un document commun sur les questions liées à la route migratoire en Méditerranée orientale.

Le parti de gauche Syriza, la principale force d’opposition, a accusé le gouvernement d’inaction. Le parti a également critiqué le gouvernement pour son absence aux réunions importantes de l’UE sur la migration, comme celle entre l’Italie, Malte, la France et l’Allemagne sur le partage du fardeau des demandeurs d’asile.

La Grèce n’avait cependant pas été invitée parce que la réunion faisait référence aux réfugiés et aux migrants qui arrivent par voie maritime en provenance uniquement d’Afrique du Nord.

Amnesty International a également publié une déclaration critiquant à la fois le gouvernement grec et l’UE. « L’incendie du camp de réfugiés de Moria et les morts et les blessés qu’il a causés ont mis en évidence l’abjecte incapacité du gouvernement grec et de l’UE à gérer la situation déplorable des réfugiés en Grèce », stipule la déclaration. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

SOFIA                                                                                       

Feu vert pour la Macédoine du Nord. Malgré les malentendus entre les deux pays au cours de leur histoire, la Bulgarie a déclaré qu’elle ne bloquerait pas le début des négociations d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE lors du sommet européen des 17 et 18 octobre. Sofia se réserve toutefois le droit d’opposer son veto au processus de préadhésion, mais à un stade ultérieur. Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a appelé la Macédoine du Nord à mettre fin à la « guerre meurtrière » contre la Bulgarie pour des raisons liées à l’histoire.

Mais dimanche, le vice-premier ministre Krassimir Karakatchanov (VMRO) a déclaré qu’il démissionnerait si Boïko Borissov soutenait la voie de l’adhésion de la Macédoine du Nord.  Le Premier ministre de Macédoine du Nord, Zoran Zaev, a déclaré que Skopje tiendrait compte de la position de Boïko Borissov et a souligné qu’un accord pourrait être trouvé. (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie /Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

BUCAREST

La Roumanie proposera un autre commissaire européen. Le parti social-démocrate roumain (PSD) proposera la candidature d’une autre personne pour la prochaine Commission européenne après que la commission des affaires juridiques du Parlement européen a rejeté Rovana Plumb. La Première ministre Viorica Dăncilă a critiqué les eurodéputés pour avoir dépassé le cadre réglementaire de l’hémicycle européen. Dăncilă a dit que le rejet de Rovana  Plumb était motivé par des raisons politiques. Elle a ajouté que Rovana Plumb n’avait pas enfreint la législation nationale et que la législation de l’UE ne prévoyait rien sur son cas.

Le PSD proposera probablement un nouveau nom lors d’une réunion du Conseil exécutif prévue le 1er octobre, et Viorica Dăncilă a décliné l’invitation du Président Klaus Iohannis pour une consultation sur cette question. (Euractiv Roumanie)

LONDRES

Investissements en masse. Les conservateurs ont promis une série de plans d’investissement substantiels à la conférence du Parti conservateur dans ce que le chancelier Sajid Javid a surnommé une « révolution des infrastructures ». Sajid Javid a proposé d’investir 25 milliards de livres sterling dans des projets routiers, 220 millions de livres sterling dans des projets d’amélioration des bus et 5 milliards de livres sterling dans des infrastructures numériques.

Il a confirmé que de l’argent serait également mis de côté pour les services à la jeunesse, et il s’est engagé à augmenter le salaire national de subsistance à 10,50 livres au cours des cinq prochaines années.

Cette initiative a toutefois été critiquée par le parti travailliste d’opposition le 30 septembre. Le chancelier fantôme John McDonnell a qualifié les plans de « tentative pathétique de rattrapage ». L’engagement à investir fait suite à une longue période de compressions des dépenses publiques menées par les conservateurs à la suite de la crise économique de 2008. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

VARSOVIE

Changement systémique ? Le chef conservateur du parti au pouvoir, Droit et Justice (PiS/ECR), Jarosław Kaczyński, a déclaré que si son parti obtenait la majorité constitutionnelle lors des prochaines élections, il changerait le système constitutionnel. Bien que presque tous les sondages prévoient une majorité PiS, aucun sondage ne suggère une majorité constitutionnelle.

Il y a deux jours, trois anciens présidents ont averti qu’une majorité du PiS signifierait pratiquement  un glissement « vers une dictature autoritaire ». Selon Euractiv Pologne, le PiS a déjà réagi agressivement aux critiques des médias à l’encontre de ses actions et a également attaqué les ONG et les institutions étatiques, celles qui sont restées jusqu’ici indépendantes. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

L’hypocrisie de Maroš Šefčovič. Un eurodéputé slovaque poussé dans ses retranchements le candidat au poste de commissaire européen Maroš Šefčovič lors des auditions au Parlement européen le 30 septembre.

L’eurodéputé slovaque Vladimír Bilčík (SPOLU/PPE) a rappelé à Maroš Šefčovič  qu’au cours de la campagne, il s’était félicité de la décision du gouvernement slovaque de ne pas ratifier la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur la violence contre les femmes.

Lorsqu’on lui a demandé comment il aborderait cette question en sa qualité de commissaire européen, Maroš Šefčovič a répondu qu’il soutenait pleinement le projet d’Ursula von der Leyen d’inclure la violence contre les femmes dans la liste des crimes européens. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

Le droit de se défendre. Le Sénat tchèque a proposé un amendement à la Charte des droits et libertés fondamentaux qui incorporerait dans la Constitution tchèque le droit des personnes d’utiliser une arme, sous certaines conditions, pour se défendre et défendre autrui.

L’initiative est basée sur une pétition signée par 102 000 personnes en réaction à la nouvelle directive européenne sur les armes à feu qui restreint la possession d’armes. La République tchèque a intenté une action en justice contre la directive et attend actuellement que la Cour de justice de l’UE rende son arrêt. (Aneta Zachová |Euractiv République tchèque)

ZAGREB       

Dubravka Šuica publie une déclaration d’intérêts financiers. Dubravka Šuica, candidate croate à la fonction de commissaire européenne, a publié sa déclaration d’intérêts financiers avant les auditions devant le Parlement européen. Dans sa déclaration, elle a déclaré les biens de sa famille.

Sa déclaration d’intérêts financiers est disponible sur le site officiel du Parlement européen et est datée du 12 septembre. Le seul problème est que Dubravka Šuica n’indique pas la valeur des biens immobiliers déclarés. GONG, une organisation non gouvernementale proche de l’opposition, a attaqué Dubravka Šuica et l’a exhortée à mettre un terme à des années de spéculation sur l’origine de ses avoirs. GONG a envoyé de nombreuses lettres aux institutions européennes et aux députés européens à ce sujet. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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