La lutte contre radicalisation de citoyens européens s’accélère

Des personnes passent entre les quantités de fleurs déposées en hommage aux personnes disparues lors de l'attentat au camion-bélier à Stockholm. [@EPA/FREDRIK SANDBERG]

La Commission européenne a mis l’accent le 12 avril sur la mise en place d’un projet pour éviter la radicalisation des personnes détentrices d’un passeport européen, selon le rapport mensuel de l’exécutif. Un article de notre partenaire Euroefe.

L’initiative, intitulée Programme de consolidation de la société civile, a commencé en mars et a pour but de lutter contre la radicalisation de citoyens européens.

La Commission a présenté le 12 avril les progrès réalisés pour combattre le terrorisme et le crime organisé avec l’objectif de déboucher sur une Union de la sécurité efficace.

Parmi les mesures prioritaires qui ont été mises en place se trouvent la directive récemment adoptée de lutte antiterroriste et la révision du code de l’espace européen sans frontière, Schengen.

Contrôles d’identité obligatoires

Le 7 avril, les contrôles d’identité obligatoires aux frontières extérieures de l’UE sont entrés en vigueur, un changement proposé à la suite des attentats djihadistes de Paris en 2015.

Le contrôle systématique des Européens aux frontières extérieures commence

Les Européens vont faire l’objet de contrôles systématiques aux frontières extérieures de l’UE à partir de vendredi, en application d’une nouvelle législation européenne qui cible les « combattants étrangers » se rendant ou revenant d’Irak et de Syrie.

Pour le commissaire européen à la migration, Dimitris Avramópulos, il est urgent de « redoubler d’efforts » en matière de sécurité face aux récents attentats en Europe. Il a ajouté que les citoyens « attendaient des résultats concrets » de l’UE sur le terrorisme et le crime organisé.

Le rapport identifie huit menaces spécifiques par rapport au crime organisé, qui seront combattues d’urgence : la cybercriminalité, les drogues, le trafic, la traite de personnes, l’atteinte à la propriété, le trafic d’armes, la fraude à la TVA et le crime environnemental.

Plus de coopération entre les États membres

Cette feuille de route fait partie du nouveau cycle politique de l’UE pour 2018-2020, qui vise à garantir une « coopération efficace » entre les États membres pour aborder les menaces criminelles les plus urgentes auxquelles fait face l’UE.

Le commissaire à la sécurité, Julian King, a quant à lui affirmé que ce rapport fournissait un « socle solide » de débat à l’UE pour ces quatre prochaines années afin de tordre le cou aux opérations des terroristes et des groupes de crime organisé.

Le 25 avril prochain, le groupe d’experts de haut niveau sur les systèmes d’information et d’interopérabilité doit se réunir une dernière fois.

La lutte contre le terrorisme passe aussi par Internet

Twitter a fermé 360 000 comptes pour menace ou apologie d’actes terroristes depuis mi-2015. En Europe, Europol surveille de nombreuses plate-formes.