La nouvelle Première ministre d’Emmanuel Macron ne fait pas l’unanimité

Elisabeth Borne, qui occupait jusque-là le poste de ministre du Travail, est seulement la deuxième femme à être nommée Première ministre en France, après Edith Cresson en 1991-1992. [EPA-EFE/LUDOVIC MARIN]

L’Élysée a annoncé lundi (16 mai) la nomination d’Elisabeth Borne au poste de Première ministre et de chef du nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron. Elle était précédemment ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Cette nomination a déjà été critiquée par certains partis politiques.

Le second mandat d’Emmanuel Macron ayant officiellement débuté le 7 mai dernier, quelques semaines après sa réélection le 24 avril, la démission du gouvernement Castex était attendue.

Elisabeth Borne, qui occupait jusque-là le poste de ministre du Travail, est seulement la deuxième femme à être nommée Première ministre en France, après Edith Cresson en 1991-1992.

Dans les dernières semaines, M. Macron avait indiqué que le futur chef du gouvernement serait chargé de la « planification écologique », alors qu’il souhaite faire de la France une « grande nation écologique ».

Dans un communiqué de presse très bref, l’Élysée confirme la nomination et charge Mme Borne « de former un gouvernement ». Elle sera ainsi en première ligne pour mener la majorité présidentielle pour les élections législatives des 12 et 19 juin prochains, auxquelles elle est elle-même candidate dans le Calvados.

Les réactions des différents bords politiques ne se sont pas fait attendre. Manon Aubry, eurodéputée du parti de Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise, a souligné que Mme Borne a été « condamnée pour inaction climatique », en référence à la condamnation de l’État français.

Thierry Mariani, député européen du parti d’extrême droite Rassemblement National, déplore un dévoiement de la fonction de Premier ministre sous Emmanuel Macron, devenu « qu’une sorte de Directeur de Cabinet » — propos partagés par Nadine Morano, députée européenne Les Républicains et ancienne ministre, qui parle d’un « règne des directeurs de Cabinet ».

Elisabeth Borne faisait figure de favorite dès l’investiture du président nouvellement réélu. Présidente de la RATP, ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie, elle a été ministre tout au long du dernier quinquennat. En plus du Travail et de l’Emploi, elle a été chargée des de la Transition écologique et solidaire (2019-2020) et des transports (2017-2019).

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