« La PFUE est un moment essentiel pour réinvestir pleinement les instances européennes », estime le sénateur Jean-François Rapin

« Les travaux parlementaires vont s'arrêter fin février », a annoncé Jean-François Rapin. [Jo Bouroch / Shutterstock]

À l’occasion d’un petit-déjeuner presse organisé mardi (7 décembre), le sénateur Jean-François Rapin, président de la commission des Affaires européennes du Sénat, a précisé l’agenda parlementaire de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE), qui démarrera le 1er janvier 2022.

Parmi les événements notables de ce calendrier parlementaire figurent :

  • La Cosac des présidents (conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires), les 13 et 14 janvier à Paris
  • La conférence sur « Le numérique et l’espace », les 6 et 7 février à Toulouse
  • La Cosac plénière, les 3, 4 et 5 mars à Paris
  • La conférence sur l’autonomie stratégique économique, les 13 et 14 mars à Paris
  • La conférence sur « Les politiques européennes au service des citoyens : pacte vert, PAC et politiques régionales », les 20 et 21 mars dans la région Centre-Val de Loire

Plusieurs sujets prioritaires devraient être à l’agenda de la PFUE, comme le suivi de l’accord Brexit, le pacte vert, l’autonomie sanitaire et agro-alimentaire, ou encore les salaires minimum adéquats. Des précisions devraient être apportées à ce propos par le président de la République Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse jeudi 9 décembre.  

Une présidence contrainte

Mais le président Macron n’aura malheureusement que « 3 mois effectifs » pour les porter, a déploré le sénateur Rapin. La faute au calendrier électoral français, qui verra se succéder les élections présidentielles et législatives, respectivement en avril et en juin. Les prises de position et les actions dans le cadre de la PFUE devraient en conséquence être rapidement limitées.  « Les travaux parlementaires vont s’arrêter fin février », a annoncé Jean-François Rapin, s’attendant à « un point d’étape fort de la PFUE fin mars ».

Le sénateur regrette d’ailleurs que les partenaires européens de la France n’aient pas été  « plus incisifs pour dire [à Emmanuel Macron] que la PFUE ne se déroulait pas au bon moment ».

Il estime néanmoins que cet événement peut se révéler être un tournant pour le pays. « La PFUE est un moment essentiel » pour permettre à la France  « de réinvestir pleinement les instances européennes » a-t-il souligné. 

Emmanuel Macron détaille les trois axes de la PFUE

« Relance, puissance, appartenance » : Emmanuel Macron a ainsi décrit lundi (6 décembre) soir les trois axes de la présidence française de l’UE, lors d’un débat pour les 25 ans de l’institut Jacques Delors.

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