Le gouvernement et l’opposition nationaliste sont parvenus à un accord sur le traité européen de Lisbonne. Cette accord met ainsi un terme à un différend qui menaçait de compromettre la ratification d’un texte que les nationalistes polonais avaient durement tenté de protéger lors d’un sommet l’année dernière.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré dimanche 30 mars que le Parlement procédera à un vote sur le traité lors d’une session spéciale.
Suite à une conférence de presse à Gdansk, une ville Balte, l’Associated Press a rapporté que M. Tusk espérait que ceci mettrait un terme au chaos inutile autour de la ratification.
M. Tusk s’est dit convaincu que l’accord serait voté par le Parlement.
Il semblait difficile de réunir une majorité parlementaire en faveur du traité de Lisbonne après que l’opposition nationaliste Law and Justice (PiS) ait menacé de retirer son soutien.
L’ancien Premier ministre Jaroslaw Kaczynski, le frère jumeau du président à la tête de l’opposition, a exigé qu’un préambule soit ajouté au projet de loi de ratification, afin de garantir la souveraineté de la Pologne au sein de l’UE concernant les décisions importantes.
M. Kaczynsky a également exigé un opt-out à la charte de droits fondamentaux de l’UE qu’il avait obtenu lorsqu’il était au pouvoir lors d’un sommet de l’UE l’année dernière (EURACTIV 19/03/2007). D’autres préoccupations faisaient référence à la charte qui réduirait la compétence de Varsovie à maintenir sa politique traditionnelle catholique romaine concernant les familles qui reconnaît uniquement les mariages hétérosexuels. Le président et son frère jumeau redoutaient également que la charte puisse ouvrir la porte aux requêtes allemandes concernant les droits de propriété individuels sur des terres accordés par la Pologne au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Dans le cadre de cet accord, le projet de ratification sera voté par le Parlement avec une résolution contenant des références à la souveraineté de la Pologne.
Le soutien du parti Law and Justice (PiS) était jugé crucial si le Parlement devait atteindre la majorité des deux tiers nécessaire pour la ratification du traité.
Cependant, M. Tusk a signalé qu’il pourrait appeler à un referendum si le Parlement s’avérait incapable de voter le projet. Les derniers sondages ont montré que 65% des Polonais étaient favorables au traité, 15% contre et 20% sans opinion.

