La Slovénie ne veut pas de la Croatie dans Schengen

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LJUBLJANA/ZAGREB

« La primauté du droit est l’une des principales normes que les États qui ont l’intention d’adhérer à l’accord de Schengen doivent respecter. Et cela inclut le respect et l’application des accords internationaux et des décisions des tribunaux internationaux », a déclaré à New York Miro Cerar, le ministre slovène des Affaires étrangères.

Cette déclaration fait suite à l’annonce que la Commission européenne donnera le feu vert à la Croatie pour entrer dans l’espace Schengen le 16 octobre prochain. Les quatre autres États membres de l’UE qui ne font pas partie de l’espace Schengen sont la Bulgarie, la Croatie, Chypre et la Roumanie.

Le message de Cerar est clair : la Croatie doit accepter une décision arbitrale relative à sa frontière avec la Slovénie.

En 2009, la Croatie et la Slovénie ont convenu de recourir à l’arbitrage international pour résoudre leur différend concernant une partie de la frontière terrestre et maritime du nord de l’Adriatique et pour débloquer les négociations d’adhésion de la Croatie à l’UE.

Mais la Croatie s’est retirée du processus d’arbitrage après que les médias eurent rapporté que des conversations secrètes avaient eu lieu entre le juge slovène du tribunal arbitral ad hoc et un représentant slovène.

Les Slovènes s’inquiètent du fait que le Premier ministre croate, Andrej Plenković, dont le parti appartient au PPE (centre droit) au Parlement européen, fera du lobbying en faveur de la Croatie lors d’une réunion jeudi avec l’actuel président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Ljubljana pointe toujours du doigt l’appartenance commune de Jean-Claude Juncker et de Andrej Plenković au PPE. (Željko Trkanjec, , Euractiv Croatie)

BERLIN

L’obligation allemande de conservation des données est-elle conforme aux droits fondamentaux de l’UE ?

Un verdict révolutionnaire concernant la protection des données était attendu dans la ville de Leipzig, où la Cour administrative fédérale allemande a été saisie de deux actions en justice intentées par un fournisseur de services Internet et un fournisseur de télécommunications. Ils s’opposent à leur obligation de conserver des données, qui a été transposée dans la loi en réaction à la vague d’attentats terroristes en Europe. Le gouvernement allemand affirme que la conservation des données est devenue la clé de la lutte contre la criminalité.

Cependant, au lieu de rendre un verdict définitif sur l’affaire, le tribunal de Leipzig a remis l’affaire à la Cour de justice européenne, qui va décider si la loi est conforme aux droits fondamentaux de l’UE. (Alicia Prager, Euractiv Allemagne)

MADRID

Brexit et produits agroalimentaires. Le 25 septembre, le ministre espagnol de l’Agriculture, Luis Planas, a déclaré que le Royaume-Uni devrait contribuer à assurer un « flux » régulier de produits agroalimentaires après le Brexit, en particulier dans le cas d’une sortie de l’UE sans accord.

Luis Planas a déclaré à Euroefe que Madrid travaillait déjà à l’élaboration d’un plan d’urgence pour atténuer l’impact négatif du Brexit sur tous les secteurs économiques.

Les secteurs du tourisme et de l’agriculture sont particulièrement préoccupés par la perspective d’un Brexit sans accord. Luis Planas a exprimé son inquiétude au sujet des « produits périssables, des fruits et légumes ».

Il a demandé à la Commission européenne si l’Espagne obtiendrait une compensation financière au cas où le pays serait affecté « par des difficultés logistiques et la fermeture du marché britannique ». (Euroefe)

PARIS

Google contre les éditeurs. Google ne paiera pas les éditeurs. La directive européenne sur le droit d’auteur entre en vigueur en France en octobre, mais le géant du numérique a décidé de réduire au minimum son service Google News plutôt que de payer les éditeurs en ligne, comme le prévoit la nouvelle loi française.

Google a annoncé le 25 septembre les mesures qu’il prendrait pour se conformer aux nouvelles règles. Cependant, bien que la législation européenne crée un droit lié au droit d’auteur permettant aux éditeurs en ligne de mieux partager les revenus entre les éditeurs et les plateformes en ligne telles que Google News, Google a choisi de réduire ses services d’information pour éviter de payer des frais. (Euractiv France)

Dans une interview accordée à Euroefe, l’eurodéputé allemand Axel Voss, rapporteur pour la directive européenne controversée sur le droit d’auteur, a déclaré que Google agit comme une « dictature numérique » : « Ils utilisent leur pouvoir économique pour écarter tout ce qui se trouve sur leur chemin. Nous ne pouvons accepter que notre presse et nos services de presse ne reçoivent plus d’argent parce que tout apparaît sur Internet. »

ROME

Fonte du Mont-Blanc. Dans les Alpes, un bloc de glace de 250 000 mètres cubes sur le Mont Blanc risque de s’effondrer. La masse tombant de 50 à 60 centimètres par jour, le maire de Courmayeur, Stefano Miserocchi, a ordonné l’évacuation de certains bâtiments, actuellement vides. « Ces phénomènes montrent, une fois de plus, que la montagne fait face à des changements dus à des facteurs climatiques et qu’elle est donc particulièrement vulnérable », a-t-il déclaré. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

ATHÈNES

Nouveau départ. « La Turquie peut faire plus pour faire face au flux de migrants qui traverse la mer Égée », a déclaré le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis à Bloomberg, après une « bonne » rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à New York. « Nous voulons redémarrer honnêtement et améliorer l’état des relations gréco-turques », a déclaré Kyriakos Mitsotakis. (Euractiv Grèce)

Les arrivées de migrants et de réfugiés en Grèce ont atteint leur plus haut niveau en deux ans. Les médias grecs rapportent qu’au cours de la dernière semaine seulement, plus de 750 réfugiés et migrants ont traversé la mer et ont été secourus par les garde-côtes ou ont atteint les côtes eux-mêmes.

VARSOVIE

Qui mène la meilleure campagne électorale ? À la veille des élections législatives du 13 octobre en Pologne, seuls moins de 5 % des Polonais estiment que la Coalition civique de centre droit (KO/PPE), le plus grand parti d’opposition, mène la meilleure campagne électorale selon l’enquête IBRiS effectuée pour « Interia ». 57,1 % des sondés estiment que le parti au pouvoir, Droit et justice (PiS/ECR), mène la meilleure campagne.

Entre-temps, le dernier sondage du Pollster Research Institute confirme l’avantage du parti au pouvoir sur la concurrence politique. Si des élections avaient lieu aujourd’hui pour le Sejm, la chambre basse du parlement polonais, le PiS obtiendrait 45 % des voix.

Plus bas dans le classement, la Coalition civique (KO) obtiendrait 26 % des suffrages, la gauche (Lewica/S & D) 14,1 % et la coalition polonaise (Koalicja Polska/PSL et Kukiz’ 15) 7 %. La Confédération d’extrême droite dépasserait également le seuil de 5 %. (Mateusz Kucharczyk, Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Statu quo pour l’avortement. Aucune des quatre propositions de loi de l’opposition visant à restreindre l’accès à l’avortement n’a été adoptée par le parlement slovaque, bien que l’une d’elles n’ait manqué que d’une seule voix. Le débat a eu lieu après que 50 000 personnes sont descendues dans les rues de Bratislava dans le cadre d’une marche dite « pro-vie ».

BUCAREST

Soutien à une motion de défiance. Les partis de l’opposition ont recueilli 237 signatures pour une motion de censure, ce qui est plus que le nombre minimum de votes nécessaires pour destituer le gouvernement (233). Des discussions sont en cours avec d’autres législateurs pour assurer le succès du vote, mais la motion n’a pas encore été déposée. Le chef du PNL (le principal parti d’opposition, PPE) a déclaré que le texte pourrait être déposé au début de la semaine prochaine. (Euractiv Roumanie)

SARAJEVO

La BERD veut des parcs éoliens en Bosnie-Herzégovine, pas les autorités. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) est prête à investir 300 millions d’euros en Bosnie-Herzégovine cette année pour stimuler la croissance. La BERD souhaite accroître ses investissements dans le secteur de l’énergie, principalement pour stimuler l’utilisation des énergies renouvelables, compte tenu de l’énorme potentiel de la Bosnie-Herzégovine en matière de parcs éoliens. Cette annonce intervient après que la Bosnie-Herzégovine a décidé, avec le soutien financier de la Chine, de construire un nouveau bloc de la centrale thermique au charbon de Tuzla, connue pour être l’une des plus polluantes du pays. Le Premier ministre de Bosnie-Herzégovine, Fadil Novalić, a précédemment déclaré qu’il n’y avait pas d’alternative au bloc VII et que le projet revêtait une importance stratégique pour le pays. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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