L’actu en capitales: Bruxelles et Washington au secours de Nicosie

Bruxelles et Washington au secours de Nicosie.

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

NICOSIE

Forage pétrolier et gazier : Bruxelles et Washington ont fait pression sur la Turquie pour qu’elle renonce à sa décision d’entamer des forages exploratoires de pétrole et de gaz au large de Chypre. La Haute Représentante de l’UE, Federica Mogherini, a appelé la Turquie à faire preuve de retenue, à respecter les droits souverains de Chypre dans sa zone économique exclusive et à s’abstenir de toute « action illégale » à laquelle l’UE réagirait de manière appropriée.

Pour sa part, le ministère grec des Affaires étrangères a rappelé les conclusions du Conseil européen de mars à Ankara : « Le Conseil européen condamne fermement la poursuite des actions illégales de la Turquie en Méditerranée orientale et en mer Égée, et souligne sa pleine solidarité avec Chypre et la Grèce ». Pour ajouter à la pression de l’UE, la porte-parole du département d’État américain Morgan Ortagus a déclaré que la décision de la Turquie était « une provocation et risquait de provoquer des tensions dans la région ».

La Turquie a rejeté ces déclarations et a insisté sur le fait qu’elle avait « des droits légitimes découlant du droit international » à entreprendre des activités d’exploration dans la région.

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, prévoit de soulever la question au Conseil de l’UE à Sibiu. Nicosie a déjà conclu des accords énergétiques avec les géants Eni, Total et ExxonMobil. La découverte de réserves de gaz et de pétrole dans la région a rapproché la Grèce, Chypre et Israël. Les trois pays bénéficient en effet du soutien américain pour EastMed, un gazoduc destiné à transporter les réserves de gaz offshore de Chypre vers d’autres pays de l’UE via la Grèce. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv / Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

BRUXELLES

Alliances à l’extrême droite : S’exprimant lors d’une réunion de campagne à Bruxelles le 5 mai, Marine Le Pen a exhorté les « Bruxellois francophones » à voter pour le parti d’extrême droite Vlaams Belang (ENF) et non les nationalistes flamands, N-VA (ECR). « La N-VA est comme Nicolas Sarkozy. On parle beaucoup, mais quand ils arrivent au pouvoir, il ne se passe rien. »

Le Vlaams Belang et le Rassemblement national ont pour objectif de s’appuyer sur l’ancien groupe de l’Europe des nations et de la liberté (ENF) au Parlement européen et envisagent d’éventuels nouveaux venus tels que la Lega italienne et l’Alternative für Deutschland allemande. Les francophones sont régulièrement la cible des partis nationalistes flamands. (Alexandra Brzozowski, Euractiv)

BERLIN

Les États-Unis appellent Berlin à investir dans l’OTAN : À l’approche de la visite du Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, en Allemagne le 7 mai, Richard Grenell, l’ambassadeur américain à Berlin, a réitéré son appel en faveur d’un renforcement des efforts allemands en matière de défense, notamment des dépenses de l’OTAN. Ses appels précédents avaient été vivement critiqués à Berlin, où le vice-président libéral Wolfgang Kubicki (ADLE), vice-président du FDP, avait exigé l’expulsion du diplomate américain.

41 listes pour les européennes : Selon le radiodiffuseur public allemand ARD, 60,8 millions d’Allemands et 3,9 millions de citoyens de l’UE vivant en Allemagne pourront choisir entre 41 partis le 26 mai, soit 16 partis de plus que lors des élections précédentes. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

VARSOVIE

Tusk attaque le gouvernement : Dans un discours prononcé à l’Université de Varsovie à l’occasion de la fête nationale polonaise (3 mai), Donald Tusk, ancien Premier ministre polonais et actuel président du Conseil de l’UE, a soutenu la Coalition européenne récemment formée contre le parti au pouvoir Droit et justice (PiS, affilié CRE).

« Ceux qui sont au pouvoir célèbrent la Constitution une fois par an et  ne la respectent pas au quotidien », a-t-il regretté. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Pellegrini tente de convaincre Trump : « Le président [Trump] n’avait aucune idée que la Slovaquie produit 1,2 million de voitures par an, que nous en produisons près de 1,4 million, que nous sommes le 5e exportateur de voitures vers les États-Unis », a déclaré le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini, après une réunion avec Donald Trump vendredi dernier. Les deux dirigeants ont notamment abordé la question des droits de douanes sur les voitures.

« C’est pourquoi j’ai été heureux de pouvoir lui dire que l’impact de l’imposition de droits de douane affectera non seulement l’Allemagne, mais aussi la Slovaquie et la République tchèque, c’est-à-dire les pays de la région auxquels il s’intéresse davantage actuellement », a indiqué Peter Pellegrini. « Nous sommes arrivés au bon moment et je pense qu’il tiendra compte de ces arguments dans sa prise de décision. » (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

ZAGREB

Merkel et Weber à Zagreb : La chancelière allemande, Angela Merkel, et le Spitzenkandidat du PPE, Manfred Weber, seront à Zagreb le 18 mai pour soutenir les candidats du HDZ (affilié PPE) aux élections européennes.

Le Premier ministre, Andrej Plenković, a indiqué que ce sera le seul rallie auquel Angela Merkel participera en dehors d’Allemagne. L’opposition rappelle quant à elle que la chancelière avait également soutenu l’ancien Premier ministre, Ivo Sanader, aujourd’hui en prison pour corruption. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

LJUBLJANA

L’UE, la meilleure chose qui soit arrivé à la Slovénie : Le Premier ministre slovène, Marjan Šarec, a déclaré que l’adhésion à l’UE était le meilleur événement de l’Histoire du pays. Il estime toutefois inacceptable la fédéralisation du continent, ajoutant que « plus d’UE » n’était pas nécessaire.  (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BELGRADE

Autoritarisme et adhésion européenne : Le service de recherche du Parlement européen (EPRS) estime que si la Serbie poursuit sa dérive vers l’autoritarisme, celle-ci pourrait devenir un obstacle majeur à son adhésion à l’UE. Parmi les pays des Balkans occidentaux, la Serbie est considérée comme la plus proche d’une entrée dans l’Union, mais les récentes manifestations de l’opposition mettent en lumière des tendances inquiétantes à long terme. L’EPRS a indiqué que la liberté de la presse était en déclin depuis plusieurs années alors que la coalition au pouvoir bloque systématiquement les discussions constructives sur les propositions législatives. Critiquer la politique du gouvernement est présenté comme une trahison des intérêts serbes, a ajouté l’EPRS. (Beta-EURACTIV.rs)

SKOPJE

Un président pro-UE : Le candidat pro-occidental de Macédoine du Nord, Stevo Pendarovski, a remporté le second tour du scrutin présidentiel après une campagne dominée par les divisions sur un changement de nom du pays qui a été convenu pour apaiser la Grèce et ouvrir la voie à l’adhésion à l’UE et l’OTAN.

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