L’actu en capitales: La Haye ne veut plus de mafieux albanais

La Haye douche les espoirs européens albanais.

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LA HAYE

Pas de visas pour les Albanais : La Commission européenne examine une demande du gouvernement néerlandais visant à suspendre l’exemption de visa pour les Albanais, après qu’une majorité du parlement néerlandais a voté en faveur de cette mesure. Les législateurs néerlandais estiment que la mafia albanaise est libre de circuler librement à travers l’Europe en raison du régime d’exemption de visa, en place depuis plus de dix ans.

Si la Commission tombe d’accord avec La Haye, le Conseil devrait approuver la modification des règles en matière de visas. Une perspective peu probable, étant donné que l’exécutif européen a récemment recommandé l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Albanie.

Selon des sources diplomatiques, La Haye n’est pas prête à donner son feu vert pour ces négociations. (Sam Morgan, Euractiv)

LONDRES

Dialogue Trump-May : Le président américain, Donald Trump, s’entretiendra aujourd’hui avec le Première ministre sortante, Theresa May, à l’occasion de pourparlers axés sur le commerce lors de sa visite d’État en Grande-Bretagne. Des manifestations anti-Trump émaillent déjà cette visite. (Samuel Stolton, Euractiv)

PARIS

Le FMI critique la dette française : Le Fonds monétaire international (FMI) s’est joint à la Commission européenne pour exhorter la France à faire un « effort budgétaire structurel ambitieux » pour mettre sa dette publique sur une trajectoire « clairement à la baisse ».

Dans les conclusions préliminaires de son bilan annuel de l’économie française, le FMI constate que si la croissance française s’est ralentie, elle reste résistante et riche en emplois grâce notamment aux réformes mises en œuvre ces dernières années sur le marché du travail et la fiscalité.

Après s’être félicité des « progrès impressionnants » de l’année dernière depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le FMI a souligné la nécessité d’achever et même de renforcer les réformes prévues pour accélérer la croissance économique à long terme. (Euractiv France)

ROME

Conte pose ses conditions : Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a mis son destin entre les mains de ses adjoints, demandant une réponse claire, rapide et sans équivoque de Matteo Salvini (Lega) et Luigi Di Maio (M5S) : veulent-ils dissoudre le gouvernement ou continuer à travailler pour tenir le programme auquel ils se sont tous deux engagés il y a seulement un an. (Gerardo Fortuna, Euractiv)

VARSOVIE

Pologne et Russie rouvrent le dialogue : Pour la première fois depuis des années, Varsovie et Moscou se parlent au niveau gouvernemental, selon le quotidien polonais Rzeczpospolita. Pour l’instant, il ne s’agit que de pourparlers préliminaires facilités par le Conseil de l’Europe et les sujets sont centrés sur des questions historiques et l’épave de l’avion qui s’est écrasé en 2010 à Smolensk, tuant le président polonais et 95 autres personnes.

Par ailleurs, le président polonais, Andrzej Duda, rencontrera aujourd’hui à Bruxelles le nouveau président élu d’Ukraine, Volodymyr Zelenski. (Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Les jeunes aiment l’éducation civique : Tant que les jeunes électeurs ont suffisamment d’informations sur la démocratie et les droits de l’Homme, leur soutien aux partis extrémistes diminue, a montré une simulation expérimentale d’élections européennes parmi les lycéens. Lorsqu’ils ont des informations de base de qualité et le choix des partis européens, ils votent massivement pour les Verts et se détournent des nationalistes. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

Vote de confiance : Le parti d’opposition conservateur d’opposition démocrate civique tchèque (ODS, affilié CRE) a appelé le Premier ministre, Andrej Babiš, à demander au parlement un vote de confiance à la suite de rapports des médias locaux suggérant des conflits d’intérêts.

Les médias tchèques ont divulgué un rapport d’audit de la Commission européenne, selon lequel Andrej Babiš contrôlerait toujours son ancienne société, Agrofert, qui a reçu des dizaines de millions de fonds européens. En en tant que Premier ministre, il influence fortement la répartition des subventions de l’UE.

Le principal intéressé a déclaré à l’Agence de presse tchèque qu’il n’avait pas l’intention de demander un vote de confiance. il est allé plus loin en déclarant que si l’opposition demandait un vote de défiance, il ferait savoir aux gens comment les gouvernements tchèques précédents avaient géré les subventions européennes. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

BELGRADE

L’ONU appelée à la rescousse : En visite à Belgrade, le président de la Douma, le parlement russe, a appelé l’ONU à prendre position sur les actions du Kosovo. Vyacheslav Volodin a déclaré que l’« incursion » de la police spéciale dans le nord du pays, poche à majorité serbe dans un pays essentiellement peuplé de membres de l’ethnie albanaise, était une « provocation » visant à intimider les Serbes et à établir le contrôle de cette zone par la force. Il a souligné que le peuple serbe pourrait toujours compter sur l’aide de la Russie.

« L’ONU doit prendre position. Non seulement l’autorité, mais aussi la paix dans les Balkans dépendent de sa détermination et de mesures concrètes », a estimé le Russe face au parlement serbe. « L’absence de réaction claire de l’UE aux provocations de Priština fait douter de sa capacité à servir de médiateur dans le dialogue entre Belgrade et Priština. » (Euractiv Serbie)

>> Lire aussi : Macron et Merkel tentent de ressusciter le dialogue serbo-kosovar

LONDRES

BUCAREST

Tariceanu ne peut pas être poursuivi : Le Sénat roumain n’a pas levé l’immunité de son président, Calin Popescu Tariceanu, qui est également le chef du parti ADLE, un partenaire junior du gouvernement dirigé par le PSD. Les procureurs voulaient inculper Calin Popescu Tariceanu pour corruption dans une affaire qui remonte à plus de dix ans lorsqu’il était Premier ministre.

Résultats définitifs des élections européennes : Le Parti libéral national roumain (PNL, affilié PPE) comptera dix députés, selon les résultats définitifs. Le parti socialiste au pouvoir, le PSD (toujours affilié PSE), obtient neuf sièges, mais le neuvième député européen ne se rendra au Parlement européen qu’après Brexit. Après le départ du Royaume-Uni de l’UE, la Roumanie comptera au total 33 députés, contre 32 actuellement.

L’Alliance 2020 USR PLUS (nouveau parti affilié à l’ADLE) comptera huit eurodéputés, tandis que l’UDMR, le PMP (tous deux membres du PPE) et Pro Romania en auront deux chacun. (Euractiv Roumanie)

SOFIA

Mariya Gabriel n’occupera pas son siège au Parlement : Mariya Gabriel, commissaire européenne chargée de l’économie et de la société numériques, a dirigé la liste électorale européenne du GERB, le parti affilié au PPE de Boyko Borissov, et a été élue au Parlement européen. Le 3 juin, elle a toutefois annoncé que malgré son élection, elle allait renoncer à son siège d’eurodéputée. Bien qu’il y ait un risque qu’elle ne fasse pas partie de la nouvelle Commission, elle restera commissaire jusqu’à la fin de son mandat. (Georgi Gotev, Euractiv)

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