L’actu en capitales: La succession de Theresa May tourne au « film d’horreur »

Le film d'horreur de la campagne conservatrice.

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ÉDIMBOURG

Le film d’horreur de la campagne à la direction du Parti conservateur : Alors que la course 10 Downing Street s’intensifie, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, s’est attaquée à la campagne actuelle des conservateurs pour le poste de Theresa May, la qualifiant de « film d’horreur ». Dans un entretien exclusif accordé à Euractiv, Nicola Sturgeon a déclaré que le scénario d’une sortie de l’Écosse du Royaume-Uni deviendrait urgent si un divorce précipité avec l’UE se produisait.

Pendant ce temps, à Westminster, les candidats conservateurs au poste de Premier ministre font de leur mieux pour élaborer leurs plans concernant les relations futures du Royaume-Uni avec l’UE. Boris Johnson a déclaré qu’il refuserait de donner les 39 milliards de livres sterling du paiement de retrait de l’UE jusqu’à ce que le bloc offre un meilleur accord au Royaume-Uni, et s’est engagé à se retirer de l’UE avant la date limite du 31 octobre 2019.

« Le Brexit, ou la perspective que Boris Johnson ou l’un ou l’autre de ces Brexiteers purs et durs devienne Premier ministre, illustrera sans aucun doute davantage les divergences politiques entre l’Écosse et le reste du Royaume-Uni », estime la Première ministre écossaise.

Entre-temps, l’ancienne leader de la Chambre des communes, Andrea Leadsom, a déclaré qu’elle n’excluait pas la possibilité d’autoriser un deuxième référendum sur l’indépendance de l’Écosse vis-à-vis du Royaume-Uni. Elle est la première candidate à ne pas exclure cette idée.

Elle n’a pas hésité à dénoncer également au parti travailliste, premier parti de l’opposition, qui a été incapable d’adopter une position claire sur le Brexit et ne soutient pas un second référendum sur la décision du Royaume-Uni de se retirer de l’UE. « Jeremy Corbyn est l’obstacle à la formation d’une coalition derrière un deuxième référendum. »

« Si le Royaume-Uni s’effondre hors de l’UE sans accord à la fin du mois d’octobre, la responsabilité première incombe aux conservateurs et à ceux qui ont défendu le Brexit, mais pas loin derrière, il y aura Jeremy Corbyn, dont les tergiversations auront rendu ce résultat plus difficile à éviter. » (Samuel Stolton, Euractiv)

LONDRES

Où est Boris ? L’ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, favori à la succession de Theresa May, est accusé par ses rivaux de « se cacher ». Bien qu’il ait été en tête de la campagne à la direction, le conservateur s’est étonnamment tenu à l’écart des feux de la rampe et a plutôt choisi de rester discret.

« Les gens ont besoin de voir qui sont les candidats à la direction et ils doivent faire l’objet d’un examen minutieux », a déclaré Andrea Leadsom, ancienne leader de la Chambre des communes, lors d’un événement à Westminster mardi dernier. « Nous devons nous assurer que tous les candidats soient soumis à la même visibilité. » (Samuel Stolton, Euractiv)

BERLIN

Vestager ? Nein, Danke : Katarina Barley, future membre du SPD au Parlement européen, déclare que la libérale Margrethe Vestager ne devrait pas être considérée pour la prochaine présidence de la Commission européenne. Dans une interview accordée mardi à la radio publique allemande SWR, elle a félicité la commissaire danoise à la concurrence, mais a ajouté qu’elle ne s’était pas présenté comme Spitzenkandidat aux élections européennes et que le Parlement avait convenu que seul un candidat officiel pourrait succéder à Jean-Claude Juncker. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

PARIS

Acte 2 pour Macron : Le Premier ministre Édouard Philippe présentera le calendrier politique et les projets législatifs de l’administration Macron le 12 juin, a déclaré Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. Le discours se concentrera sur l’« acte 2 » du mandat présidentiel, dans le but de renouveler la confiance dans un gouvernement affaibli par la crise des gilets Jaunes et la décevante deuxième place du parti LREM lors des élections européennes.

La prochaine allocution d’Emmanuel Macron au parlement n’aura pas lieu en juin ou en juillet, mais a été reportée à une date ultérieure, a déclaré Sibeth Ndiaye.

Trump s’en prend au vin français : Donald Trump s’est plaint du fait que les vins américains étaient « trop » taxés en France alors que les vins français ne le sont pas aux États-Unis. Le président du comité français du vin a réagi aux menaces à peine voilées d’une nouvelle taxe en rappelant qu’il s’agissait d’une « question européenne », puisque les droits de douane sont établis à ce niveau-là. (Euractiv France)

MADRID

Une Europe « plus politique » : Le ministre espagnol des Affaires étrangères par intérim, Josep Borrell, estime que la prochaine Commission européenne devrait répondre à la demande des citoyens d’une « Europe plus politique ». « Je pense que les Européens (…) veulent une Europe plus politique », a-t-il déclaré à EFE lors d’une visite de deux jours au Kenya. Les Européens « veulent une Europe confrontée à des problèmes qui ne peuvent être résolus par des règles écrites a priori, mais en prenant des décisions politiques sur des questions aussi importantes que l’immigration, le changement climatique, l’achèvement de l’architecture de l’euro ou le rôle qu’il joue dans le monde. Et, bien sûr, quand les gens font une demande politique, ils ne peuvent pas recevoir une réponse technocratique. » (EuroEFE.EURACTIV.es)

ROME

L’heure du compromis : Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a déclaré que son gouvernement était « déterminé » à éviter le déclenchement d’une procédure disciplinaire pour violation des règles budgétaires de l’UE. Toutefois, il a convenu avec ses deux députés, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, qu’aucune mesure d’austérité ne sera prise pour faire plaisir à Bruxelles. (Gerardo Fortuna, Euractiv)

PRAGUE

Commissaire tchèque : Le Premier ministre, Andrej Babiš, souhaite que la République tchèque obtienne le portefeuille du commerce ou du marché intérieur au sein de la nouvelle Commission européenne. Le ministre des Affaires étrangères, Tomáš Petříček, est du même avis, mais serait également satisfait de celui de l’innovation ou de l’économie numérique. Il a déclaré à la télévision tchèque que l’actuelle commissaire, Věra Jourová, était « l’un des candidats les plus sérieux » pour se poste. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

ATHÈNES

Délai de paiement de quatre mois sur la dette de l’État : En moyenne, les entreprises grecques sont obligées d’attendre près de quatre mois avant de percevoir leurs cotisations auprès de l’État, ce qui est de loin la période la plus longue parmi les États membres, selon le rapport sur les paiements européens de cette année de la société suédoise Intrum.

Inquiétudes budgétaires : Le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, a averti mardi que la Grèce manquera son objectif budgétaire pour cette année en raison des nouveaux engagements de dépenses promis par le Premier ministre sortant, Alexis Tsipras. La question sera discutée au sein de l’Eurogroupe jeudi. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

SOFIA

Retard sur le numérique : La Bulgarie a obtenu la note la plus basse dans l’indice de l’économie et de la société numériques qui résume les performances numériques de l’Europe et suit la compétitivité numérique des États membres de l’UE. Seuls 29% des Bulgares possèdent des compétences numériques de base, contre 57% en moyenne dans l’UE. Seuls 11% de la population ont des compétences supérieures aux compétences de base, ce qui représente moins d’un tiers de la moyenne de l’UE. (Dnevnik)

VILNIUS

État de la nation : La Présidente sortante, Dalia Grybauskaite, a prononcé mardi son dernier discours annuel sur l’état de la nation devant le parlement lituanien, en mettant l’accent sur le besoin urgent de développer la culture politique dans le pays. Elle a également insisté sur la nécessité de s’attaquer à la corruption et, pour la première fois, au changement climatique.

Entre-temps, le ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration en faveur de l’élargissement de l’UE, appelant à l’ouverture sans délai des négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord. (Angele Kedaitiene, EUNewsLithuania)

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