L’actu en capitales: Le Pen en tournée à l’Est

Marine Le Pen visite cette semaine la Slovaquie et l'Estonie.

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

Le parti populiste slovaque Sme rodina (« Nous sommes une famille ») a accueilli à Bratislava les membres du groupe d’extrême droite de l’Europe des nations et liberté.

La cheffe du Rassemblement national français, Marine Le Pen, s’est opposée à l’idée d’un Frexit, préférant changer l’Europe de l’intérieur. Le Parti de la liberté autrichien (FPÖ) et la Nouvelle droite grecque ont également participé à la rencontre, tandis que le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a envoyé un message vidéo. Le participants se sont mis d’accord sur une lutte commune contre l’immigration, les oligarques, les libéraux et la Commission européenne.

Des désaccords ont toutefois rapidement émergés. Dans son programme pour les européennes, le Rassemblement national critique les élargissements passés de l’UE, la libre circulation des capitaux, des biens et des personnes, ainsi que l’absence de contrôles aux frontières intérieures, les « coûts salariaux très bas » des travailleurs d’Europe orientale et les prestations sociales pour les immigrants en France.

S’exprimant aux côtés de Marine Le Pen, le candidat de Sme Rodina, Ľudovít Goga a donc défendu « le droit aux prestations sociales pour les citoyens slovaques dans d’autres États » membres et « le maintien de la libre circulation des personnes, des services, des capitaux et des travailleurs, condition première du développement économique et de la création d’emplois en Slovaquie ».

Marine Le Pen est ensuite attendue à Tallinn, en Estonie. Ici, ce sont ses positions à l’égard de la Russie qui créent des frictions. Pour l’ancien Premier ministre Taavi Rõivas, la Française « est l’exemple vivant de la tendance pro-Kremlin des populistes de droite en Europe ». Il estime que sa visite pourrait donc faire plus de mal que de bien à l’EKRE, son allié estonien. (Pavol Szalai, Euractiv Slovaquie ; Samuel Stolton, Euractiv)

BERLIN

Priorité à l’environnement : 34% des électeurs allemands estiment que la protection du climat est le plus grand défi pour l’avenir de l’UE, suivi par la migration (32%), selon un sondage Yougov couvrant huit pays européens. Dans les sept autres pays (France, Italie, Espagne, Pologne, Suède, Hongrie, Belgique), c’est l’immigration qui venait en premier.

Partout, la majorité des personnes interrogées ont déclaré que l’adhésion à l’UE était bénéfique pour leur pays, l’Allemagne et la Pologne ayant obtenu le taux d’approbation le plus élevé (70%). (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

PARIS

Les casseroles de Monsanto : Bayer a chargé un cabinet d’avocats externe d’enquêter sur le dossier secret de Monsanto classant les politiciens, les scientifiques et les journalistes français en fonction de leurs positions sur les pesticides. Bien que rien n’indique à l’heure actuelle qu’il soit illégal, Bayer a déclaré : « Après un examen initial, nous comprenons que cette initiative a suscité inquiétudes et critiques. Ce n’est pas ainsi que Bayer cherche à dialoguer avec la société et les parties prenantes. Nous nous excusons pour ce comportement. »

Lancement des élections européennes : La campagne officielle des élections européennes a été officiellement lancée le 13 mai en France et se terminera le 25 mai à minuit, lorsque les Français choisiront leurs 79 députés parmi les candidats de 34 listes, un record. (Euractiv France)

ATHÈNES

40 listes: Les Grecs auront le choix entre 40 listes de partis et coalitions, selon la décision finale de la Cour suprême, tandis que neuf autres listes ont été retirées du scrutin. Les européennes coïncident avec les élections municipales et régionales, ce qui signifie que la plupart des électeurs devront voter dans quatre bureaux de vote différents. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

VARSOVIE

Membre passif de l’UE : Pour Elżbieta Bieńkowska Bieńkowska, la commissaire européenne polonaise, chargée du marché intérieur et des services, la Pologne est un membre passif de l’UE. « La Pologne doit sortir du piège de la passivité ; au niveau de l’UE, nous sommes passifs, contrairement à ce que le gouvernement dit chez nous. La Pologne n’est pas en mesure de se trouver des partenaires, de construire des alliances, elle est passive et muette », alors même que ce grand pays « devrait être l’un des moteurs de l’UE, comme elle l’a été autrefois ». (Euractiv Pologne)

BUCAREST

Avertissement sur l’état de droit : La Commission européenne a averti la Roumanie qu’elle allait « déclencher le cadre de l’état de droit » en raison d’inquiétudes sur l’indépendance du pouvoir judiciaire et sur l’affaiblissement de la législation anti-corruption. L’exécutif européen a déclaré que les récentes modifications apportées aux codes pénaux « risquent de créer une situation d’impunité de fait pour les crimes, y compris les crimes de corruption ». Une situation qui risque de retarder l’entrée du pays dans Schengen. (Euractiv Roumanie)

NICOSIE

Exercice militaire turc : La Turquie a lancé un exercice naval majeur le 13 mai dans le cadre d’une démonstration de force qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes quant à son projet de commencer des explorations gazières et pétrolières au large de Chypre. « Nous exhortons la Turquie à faire preuve de retenue, à respecter les droits souverains de Chypre dans sa zone économique exclusive et à s’abstenir de toute activité illégale à laquelle l’UE répondra de manière appropriée et en pleine solidarité avec Chypre », a déclaré hier Federica Mogherini, responsable de la politique étrangère de l’UE. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

ZAGREB

Fin de la construction navale croate : Après une longue crise de la dette, le tribunal de commerce de Pazin (Istrie) a ouvert une procédure de faillite pour le plus grand et le plus ancien chantier naval croate d’Uljanik. « À partir d’aujourd’hui, la Croatie n’a plus d’industrie de construction navale », a regretté le chef syndical Boris Cerovac, ajoutant que l’État avait abandonné le secteur. Les 1 118 travailleurs seront tous licenciés.

Vente de terres agricoles : En juin 2020, un moratoire de sept ans sur la vente de terres agricoles publiques et privées à des ressortissants et personnes morales étrangers, négocié dans le cadre de l’accord d’adhésion à l’UE de 2011, expire. Bien que la Croatie ait la possibilité de le prolonger de trois années supplémentaires, une telle demande n’a pas encore été faite à la Commission européenne, selon le quotidien croate Večernji. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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