L’actu en capitales: Macron débauche au PPE et S&D

Macron débauche au PPE et S&D.

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La liste « Renaissance » du parti d’Emmanuel Macron a commencé à compter ses partisans lors d’une réunion historique samedi à Strasbourg. Et espère créer une alliance centriste de plus de 100 eurodéputés.

Les troupes d’Emmanuel Macron pourraient être les faiseurs de rois, considérant que ni le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit ni les socialistes de l’UE ne seront en mesure de former une majorité. Le président français a déclaré qu’il respectait la candidature de Manfred Weber (PPE), mais qu’il ne se sentait « pas du tout lié par le principe des Spitzenkandidaten ».

L’eurodéputée et vice-présidente du PPE Françoise Grossetête a déclaré qu’elle voterait pour la liste Renaissance plutôt que son propre parti de centre droit, Les Républicains, car selon elle, le PPE ne va pas dans la bonne direction. La liste peut aussi compter sur le soutien de l’ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin.

Guy Verhofstadt, chef de file des libéraux, a envoyé un message vidéo de soutien, tout comme Matteo Renzi, dont le parti démocrate envisage de faire défection aux socialistes du S&D pour rejoindre le groupe Renaissance.

Antonio Costa, le Premier ministre socialiste portugais, a également exprimé son soutien, insistant sur le fait que l’UE avait besoin des forces progressistes pour se rassembler. Les socialistes portugais et les démocrates italiens devraient participer au groupe de 100 eurodéputés Renaissance dans la prochaine Assemblée européenne, selon Nathalie Loiseau, qui dirige la liste française.

« Ceux qui disent que nous serons isolés et que nous n’aurons pas d’influence au Parlement découvriront que nous avons au moins 100 législateurs sur lesquels ils devront compter », a-t-elle déclaré à RTL-LCI. Elle espère former « un groupe centriste qui fait la différence, sans lequel aucune majorité n’est possible ».

Dimitrios Papadimoulis, vice-président du Parlement européen (GUE), avait estimé le 10 mai que Manfred Weber n’avait aucune chance d’obtenir le poste de président de la Commission européenne. « Je pense que même Berlin a proposé Weber sans penser qu’il avait une vraie chance de succéder à Jean-Claude Juncker. La gauche européenne, les socialistes et les Verts ont déjà clairement dit non. Une nouvelle majorité, qui pourra choisir un autre président, est en train de se former », a-t-il assuré. (Euractiv France)

ROME

Référendum sur l’UE : Matteo Salvini a qualifié les prochaines élections européennes de référendum sur la politique de son parti. « Le 26 mai, il n’y a pas d’élections européennes, mais un référendum entre la vie et la mort, le passé et l’avenir, une Europe libre et un État islamique fondé sur l’insécurité et la peur », a-t-il déclaré.

BRATISLAVA

Le Pen à Bratislava : La présidente du Rassemblement national rencontrera ses nouveaux partenaires du parti populiste slovaque Sme rodina – Boris Kollár, qui devrait remporter un ou deux sièges lors des élections européennes. « Nous voulons soutenir l’UE. Marine Le Pen voulait quitter l’UE dans le passé. Elle ne dit plus cela… Comme nous l’avons dit, elle a embrassé le bon sens », a déclaré Peter Pčolinský, candidat principal de Sme rodina dans une interview. (Euractiv Slovaquie)

BUDAPEST

Orbán évite le débat avec Timmermans : Selon l’eurodéputé socialiste István Ujhelyi, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a refusé une invitation d’Euronews pour un débat télévisé avec le Spitzenkandidat socialiste Frans Timmermans avant sa visite à Budapest le 18 mai.

« Il ne serait pas juste d’interférer dans la campagne électorale de M. Weber et de M. Timmermans », a déclaré le Premier ministre. La semaine dernière, il avait cependant assuré qu’il ne soutiendrait pas la candidature de Manfred Weber pour la présidence de la Commission européenne. Pour lui, Matteo Salvini est le « meilleur politicien de l’UE ».

« La lâcheté de Viktor Orbán est bien documentée. Depuis 2006, il refuse de participer à tout débat public car il préfère utiliser sa machine de propagande pour faire passer des messages politiques », a conclu István Ujhelyi.

SOFIA

Achat de citoyenneté : L’association bulgare des employeurs insiste pour préserver le programme qui accorde la citoyenneté aux investisseurs étrangers. Le président de l’agence nationale pour les Bulgares vivant à l’étranger est accusé d’avoir formé un groupe criminel organisé et d’avoir accepté des pots-de-vin dans le cadre d’un système qui aurait permis à des milliers de personnes d’obtenir frauduleusement des passeports de Bulgarie. (Dnevnik)

Tensions avec la Turquie : La ministre bulgare des Affaires étrangères, Ekaterina Zaharieva, a convoqué l’ambassadeur de Turquie, Hasan Ulusoy. Ce dernier a indiqué qu’Ankara voulait que les autorités bulgares encouragent l’enseignement de la langue turque dans les écoles, et que son pays était prêt à aider cet effort.

Hasan Ulusoy a fait cette déclaration devant le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, à l’occasion de l’ouverture d’une usine par un investisseur turc dans la ville bulgare de Kardjali, une zone où la population ethnique turque est très nombreuse. Il a précisé plus tard le fond de sa pensée : les investisseurs turcs auraient besoin de travailleurs capables non seulement de parler, mais aussi d’écrire en turc. (Georgi Gotev, Euractiv)

BUCAREST

La Roumanie manque sa chance : La Roumanie n’a pas postulé pour accueillir l’Autorité européenne du travail parce que, en tant que titulaire de la présidence du Conseil de l’UE, elle doit être impartiale, a écrit le ministre socialiste du Travail, Marius Budai, sur Facebook. L’eurodéputé Siegfried Muresan (PNL/PPE), qui a demandé à plusieurs reprises au gouvernement de déposer une candidature pour accueillir la nouvelle agence européenne, a déclaré que soit le ministre ignorait les règles de l’UE, soit il mentait délibérément pour cacher son incompétence.

« Aucune règle de l’UE n’empêche la Roumanie de déposer une candidature, elle ne peut tout simplement pas utiliser la présidence du Conseil de l’UE pour influencer la décision en sa faveur », a-t-il expliqué. « C’est comme si l’organisateur de la Coupe du Monde ne pouvait pas participer à la compétition qu’il organise. »

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