L’actu en capitales : où ira l’Agence européenne du travail ?

Qui accueillera l'agence européenne du travail? [PHILIPP GUELLAND/EPA]

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

En février, le Parlement européen et les États membres ont voté la création d’une nouvelle Autorité européenne du travail pour protéger les droits des travailleurs. Reste à savoir où elle posera ses valises.

Sur les 13 pays qui ont adhéré à l’UE au cours des deux dernières décennies, cinq – la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la Roumanie et la Slovaquie – n’accueillent pas d’agence européenne, leur candidature sera donc facilitée.

Les offres écrites pour l’accueil de l’ELA doivent parvenir au Conseil avant le 6 mai et seront publiées sur son site le 13 mai, a déclaré un porte-parole européen. La Commission évaluera ensuite les offres et soumettra son avis au Conseil avant le 3 juin. Le vote aura lieu le 13 juin à Luxembourg.

Jusqu’à présent, Chypre, la Slovaquie et la Lettonie ont exprimé publiquement leur intérêt, tandis que des sources gouvernementales bulgares ont indiqué à Euractiv que Sofia envisageait également cette possibilité. La Croatie a d’abord manifesté son intérêt, mais elle s’est depuis retirée de la course pour soutenir la candidature slovaque.

Selon des sources diplomatiques lettones, Riga a décidé de se porter candidate, bien que le pays abrite déjà l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques (ORECE).

Côté slovaque, le Premier ministre, Peter Pellegrini, a discuté de la question avec Emmanuel Macron en octobre 2018 et avec Angela Merkel en février 2019. Tous deux ont déclaré qu’ils « comprenaient » la candidature de la Slovaquie, mais ni l’un ni l’autre n’ont dit explicitement qu’ils la soutiendraient. Le ministre du Travail, Jan Richter, a déjà cherché à obtenir le soutien de 19 pays. « De manière informelle, nous avons 12 promesses de vote, et quatre autres pays ont dit considérer notre candidature comme étant de grande qualité », a-t-il déclaré.

L’eurodéputé roumain Siegfried Muresan (PPE) a récemment demandé à son gouvernement de se joindre à la course, de préparer une candidature solide et d’éviter les erreurs commises lors de sa candidature pour l’Agence européenne des médicaments (EMA).

« Notre pays aurait de grandes chances d’accueillir cette nouvelle agence, puisqu’il est l’un des cinq seuls États membres qui n’accueillent aucune institution de l’UE […] De tous ces pays, la Roumanie est celui avec la plus grande superficie et sa population est supérieure à celle des quatre autres États réunis », a-t-il insisté.

(Sarantis Michalopoulos, Georgi Gotev, Euractiv, Zuzana Gabrizova, Euractiv Slovaquie, Bogdan Neagu, Euractiv Roumanie)

LONDRES

« Cheval de Troie à l’intérieur de l’UE » : Le député pro-Brexit Mark Francois a affirmé que le Royaume-Uni pourrait devenir un « cheval de Troie » au sein de l’UE, si le pays ne sort pas du bloc rapidement.

«  Si vous tentez de nous retenir dans l’Union européenne contre la volonté démocratiquement exprimée du peuple britannique, nous deviendrons un cheval de Troie au sein de l’UE, ce qui ferait totalement échouer toutes vos tentatives de poursuivre un projet plus fédéral », a-t-il averti. Il souhaite à un autre vote de défiance envers Theresa May. (Euractiv)

MADRID

Socialistes en tête : Selon les derniers sondages, le Parti socialiste (PSOE) obtiendrait entre 123 et 128 sièges sur 350 au parlement espagnol, suivi par le Parti populaire conservateur (66-76), Ciudadanos (42-51), Podemos (33-41) et l’extrême droite Vox (29-37). (EuroEFE.EA.es)

ROME

Croissance en baisse : Le gouvernement italien a réduit ses prévisions de croissance économique à 0,2 % contre 1 % estimé en décembre dernier. Toutes les principales mesures du gouvernement, y compris le revenu de base contesté et la réforme des pensions, ont été confirmées. Le document mentionne également l’introduction d’un « impôt forfaitaire » à deux niveaux de 15 % et 20 %, fortement soutenu par la Lega de Matteo Salvini, mais opposé par le Mouvement 5 étoiles.

Le PPE se distancie du M5E : Le quotidien La Stampa a rapporté des rumeurs sur un rapprochement possible entre le parti populiste et le PPE, qui serait encouragé par Jean-Claude Juncker. Une hypothèse complètement irréaliste, selon le président PPE du Parlement européen, Antonio Tajani. « N’utilisez pas le nom du PPE pour vous faire briller », a renchéri Antonio López-Istúriz White, député européen de centre droit et secrétaire général du PPE, au Mouvement 5 étoiles. (Gerardo Fortuna, Euractiv)

ATHÈNES

Paiement anticipé au FMI : Selon le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, la Grèce compte rembourser les prêts du Fonds monétaire international (FMI) plus rapidement que prévu, car les intérêts coûtent « trop chers ». Les 4 milliards d’euros de la dette du FMI sont associés un taux d’intérêt de 5 %, alors que la Grèce est aujourd’hui en mesure d’emprunter à des taux beaucoup plus bas. Les économies ainsi réalisées serviront à réduire les impôts et à mettre en œuvre des politiques sociales, indique le ministre. (Agence de presse Athènes-Macédoine).

SOFIA

Transferts de fonds : L’année dernière, les Bulgares travaillant et vivant à l’étranger ont envoyé vers leur pays près de 2,13 milliards d’euros, soit 3,8 % du PIB, selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur la migration et le développement. (Notre partenaire, Dnevnik.bg)

LJUBLJANA

Crise avec la Croatie : Le Premier ministre, Marjan Šarec, a convoqué une session d’urgence du Conseil national de sécurité (SNAV) le 9 avril en raison d’opérations présumées du service de renseignement croate, le SOA, sur le territoire slovène. Le SNAV a déclaré que la Croatie devrait s’abstenir de telles actions, qui vont à l’encontre des valeurs de l’UE, de l’état de droit et de la protection des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

ZAGREB

608 millions d’euros pour l’emploi : « Grâce aux fonds européens, la Croatie a obtenu de bons résultats en matière d’emploi. 680 millions d’euros ont été investis au cours des deux premières années du mandat de ce gouvernement et nous avons créé 100 000 emplois », a déclaré le ministre du Travail et des Retraites, Marko Pavić. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

 

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