L’actu en capitales: Sofia rêve de gaz américain

Boyko Borissov veut importer du gaz américain. [EPA/JULIEN WARNAND]

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

SOFIA

Rêves de GNL : Le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, veut importer du gaz naturel liquéfié américain, si le prix est compétitif, a indiqué Dnevnik.bg, notre partenaire en Bulgarie. Il a laissé entendre que les subventions américaines pourraient être la solution et que des fonds à hauteur d’un milliard de dollars étaient disponibles, mais « la discussion ne fait que commencer ».

Le Premier ministre a également déclaré que la construction de l’interconnexion Bulgarie-Grèce commencerait officiellement le 20 mai. Le gazoduc retardé devrait acheminer le gaz azéri du corridor gazier sud, mais il pourrait également acheminer du GNL américain de la Grèce vers la plateforme gazière des Balkans, qui doit encore être construite près du port de Varna, en Bulgarie.

La Bulgarie dépend à 100 % du gaz russe et sera doublement dépendante de la Russie et de la Turquie lorsque les flux gaziers seront réorientés. Jusqu’à présent, la Bulgarie a été un pays de transit du gaz russe vers la Turquie, mais dès que le deuxième tronçon du gazoduc Turkish Stream sera opérationnel, la Russie devrait mettre fin au transit par l’Ukraine et la Bulgarie sera approvisionnée via la Turquie. (Georgi Gotev, Euractiv)

MADRID

Scénarios post-électoraux : Avec 123 sièges à la chambre basse de 350 membres, le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, peut désormais choisir entre une alliance ou un gouvernement de coalition, avec soit avec Ciudadanos, soit avec Unidas Podemos et un ou plusieurs partis régionaux, selon notre partenaire EFE. Même si les contacts commencent dans les prochains jours, une décision pourrait être reportée jusqu’aux élections locales, régionales et européennes du 26 mai.

Le leader du Podemos, Pablo Iglesias, estime que les résultats étaient encourageants puisque « le poids parlementaire du bloc progressiste dépasse celui du bloc des trois partis de droite ».

Dans l’intervalle, Pablo Casado, du Parti populaire (affilié PPE), a reporté au 30 avril les pourparlers de crise après la défaite historique du centre droit. Le parti a obtenu moins de la moitié des sièges actuels (66) et lutte pour défendre son rôle de premier parti d’opposition au sein du bloc de droite, contesté par Ciudadanos.

Puigdemont privé d’européennes : À la suite d’appels du PP et de Ciudadanos, les autorités électorales espagnoles ont interdit à l’ancien président de la Catalogne, Carles Puigdemont, qui a fui le pays en 2017 après une tentative de sécession, et aux membres de son gouvernement Antoni Comín et Clara Ponsatí de se présenter aux prochaines élections européennes. Le principal intéressé crie au « scandale juridique et [au] coup dur à la démocratie ». (AFP, Euroefe.euractiv.es)

ATHÈNES

« Premier succès » désastreux : Le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, a ironiquement qualifié la performance électorale du PP espagnol de « premier succès de l’alliance Manfred Weber-Kyriakos Mitsotakis [leader de l’opposition grecque conservatrice] : le pire résultat de son Histoire ».

Il a ajouté que l’Europe du Sud avait abandonné le néolibéralisme et appelé les socialistes espagnols à former un gouvernement progressiste contre le parti d’extrême droite Vox. (Agence de presse Athènes-Macédoine)

Facebook bloque l’extrême-droite : Dans un effort pour lutter contre les discours haineux, Facebook a décidé de ne pas autoriser les notifications à partir du site officiel de l’extrême-droite grecque Aube dorée. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv)

BERLIN

Chère main-d’œuvre : Le coût moyen d’une heure de travail en Allemagne a augmenté de 2,3% en 2018 pour atteindre 35 euros, soit le sixième coût le plus élevé de l’UE, selon de nouvelles données. Cela signifie qu’une heure de travail coûte 32% de plus en Allemagne que la moyenne de l’UE en 2018. Le coût d’une heure de travail dans 17 pays de l’Union européenne est tombé en dessous de la moyenne européenne de 26,60 euros, y compris au Royaume-Uni, en Espagne et en Grèce. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

ROME

« Quoi qu’il en coûte » : « Personne ne demandera à l’Italie ces 23 milliards d’euros après les élections européennes », a déclaré Matteo Salvini, faisant référence au montant d’argent que Rome doit trouver pour éviter de très impopulaires hausses de TVA. Le ministre de l’Intérieur est convaincu qu’après le scrutin de mai, Bruxelles changera sa position vis-à-vis de l’Italie. « Nous n’augmenterons pas les taxes sur la vente, quoi qu’il en coûte », a-t-il ajouté. (Gerardo Fortuna, Euractiv)

VARSOVIE

Sortie de l’UE ? L’ancien Premier ministre polonais Leszek Miller met en question l’insistance de Jean-Claude Juncker sur le fait qu’un « Polexit » est peu probable. Leszek Miller assure que Droit et justice (PiS, affilié ECR) s’oriente lentement vers le Polexit, maintenant le pays au plus bas niveau possible d’intégration européenne. Le dirigeant du PiS, Jarosław Kaczyński, a beau avoir déclaré que chaque « pôle patriotique » devrait soutenir l’adhésion de la Pologne à l’UE, vitale pour le développement de la Pologne, il refuse de rencontre Jean-Claude Juncker. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

PRAGUE

Manifestations anti-Babiš : Le 29 avril, des milliers de citoyens sont descendus dans les rues de plusieurs villes tchèques pour s’opposer à la décision du Premier ministre Andrej Babiš de nommer Marie Benešová, une proche alliée du Président Miloš Zeman, ministre de la Justice. L’opposition dénonce une attaque contre l’indépendance de la justice.

Par ailleurs, la décision du procureur de l’État de porter plainte contre Andrej Babiš pour fraude aux subventions européennes reste le principal débat dans le pays.

Une solution maison pour garantir la qualité : La République tchèque n’est pas satisfaite de la version finale des règles de l’UE sur la question de la moindre qualité alimentaire en Europe de l’est. Le ministère de l’Agriculture propose une interrdiction formelle de cette pratique, assortie d’une amende pouvant atteindre 2 millions d’euros. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

BRATISLAVA

L’extrême droite concourra : La Cour suprême a rejeté une motion visant à dissoudre le parti d’extrême droite LSNS, dont les dirigeants nient l’Holocauste et font face à de multiples accusations criminelles. Le procureur général, Jaromír Čižnár, avait déposé la plainte en mai 2017, affirmant qu’il s’agissait d’un « parti extrémiste à tendance fasciste », selon Denník N. Mais les juges ont déclaré qu’il n’avait pas fourni de preuves suffisantes que le parti était une menace immédiate pour la société démocratique. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

ZAGREB

La Chine à la rescousse : Le Premier ministre croate, Andrej Plenković, a déclaré que les discussions avec les représentants de la China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC) sur les chantiers navals d’Uljanik et du 3 mai étaient « très substantielles, détaillées et ouvertes ». Hu Wenming, PDG de la SCCI, a déclaré que leurs avocats et banquiers d’affaires donneront leur avis sur une éventuelle entreprise commune. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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