L’actu en capitales: victoire surprise des travaillistes aux Pays-Bas

Bonne surprise pour Frans Timmermans.

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

LA HAYE

Surprise à la sortie des urnes : Alors que les sondages donnaient l’extrême droite gagnante, les résultats préliminaires estiment que le Parti travailliste de centre-gauche (PvdA) arrive en tête avec cinq eurodéputés (une augmentation de deux sièges par rapport à 2014).

Selon les estimations de jeudi soir, le parti du Premier ministre Mark Rutte (affilié à l’ADLE) devrait arriver en deuxième position, avec quatre sièges, tandis que le FvD (affilié CRE) de Thierry Baudet est sur la bonne voie pour trois représentants. Le PVV de Geert Wilders (ENL) pourrait quant à lui ne plus obtenir qu’un seul siège. Mark Rutte a félicité le candidat principal du PvdA, Frans Timmermans, et Thierry Baudet a admis qu’il ne s’attendait pas à ce que le Spitzenkandidat socialiste suscite un tel soutien. Le taux de participation à 40 %, un record depuis une trentaine d’années, a contribué au succès du PvdA.

Les Verts néerlandais, qui devraient également remporter trois sièges, se sont félicités des premiers résultats. Les Verts européens ont aussi un Spitzenkandidat néerlandais, Bas Eickhout, qui s’est félicité d’un « grand résultat pour l’Europe verte et progressiste aux Pays-Bas ».

Le résultat préliminaire n’est pas passé inaperçu à Bruxelles. Pierre Moscovici, commissaire européen chargé de la fiscalité, l’a qualifié de « victoire frappante et méritée », ainsi que de « signal encourageant » pour les autres forces socialistes en Europe.

Les socialistes européens ont dit vouloir former une coalition avec toutes les forces progressistes, c’est-à-dire les partis de gauche et les Verts, au prochain Parlement. Frans Timmermans a récemment appelé à une coalition progressiste « de Tsipras jusqu’à Macron », afin de battre la droite. (Sam Morgan, Euractiv)

LONDRES

Les citoyens européens privés de vote : Des centaines de citoyens européens installés au Royaume-Uni ont exprimé leur frustration après s’être vu refuser l’accès aux urnes et la possibilité de voter aux élections européennes.

La commission électorale du Royaume-Uni a déclaré que le délai très court de l’organisation du vote entraîné des retards administratifs et des problèmes d’enregistrement des citoyens européens dans le pays. Le groupe de campagne The3Million, qui représente les expatriés européens au Royaume-Uni, a enregistré des « centaines » de plaintes, mais estime que le problème pourrait avoir touché des milliers de personnes. Guy Verhofstadt, chef de file de l’ADLE, a appelé à une enquête. (Samuel Stolton, Euractiv)

PARIS

Coup de comm’ sur l’environnement : Trois jours avant les élections européennes, le gouvernement Macron a décidé d’accélérer sa politique écologique. Le « conseil de défense écologique » récemment mis en place a proposé une série de mesures à valeur hautement symbolique, comme la fin de la Montagne d’or, un projet minier aurifère en pleine forêt vierge en Guyane française. De nombreuses voix ont immédiatement souligné que la fin du projet risquait simplement de faire fleurir un grand nombre de mines plus petites.

Défaite amères pour le sucre français : Le groupe sucrier allemand Sudzucker, qui a acheté le français Saint Louis Sucre en 2001, a annoncé jeudi qu’il ne vendrait pas son entreprise aux agriculteurs français. L’association de betteraviers CGB espérait conserver 130 emplois en achetant les deux sucreries du Calvados et de la Somme. « La France produit deux fois plus de sucre qu’il n’en faut, la concurrence est forte », a indiqué un représentant Sudzucker, ajoutant que l’entreprise voulait réduire sa production.  La fin des quotas de sucre en 2017 a entraîné une augmentation de la production dans l’UE et une chute des prix. (Euractiv France)

MADRID

Sanchez pour gouverner seul ? Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, prévoit de gouverner seul, mais n’exclut pas un pacte de coalition avec la gauche d’Unidas Podemos (UP). Le socialiste préfère ne pas se prononcer avant le résultat des élections européennes, qui se dérouleront parallèlement aux élections locales et régionales. Des négociations formelles avec Unidas Podemos sont prévues la semaine prochaine sur la base d’une proposition de « coalition douce », selon laquelle le parti de gauche pourrait obtenir quelques ministères clés. (EuroEFE.EURACTIV.es)

ROME

Moins de « conneries » : « Soyons clairs, le gouvernement va continuer à fonctionner, à une condition : plus de travail et moins de conneries », a déclaré Luigi Di Maio, vice-Premier ministre et chef du Mouvement 5 étoiles, sur Facebook. Dans une interview radiophonique, son homologue de la Lega, Matteo Salvini, avait proposé de dépénaliser l’abus de pouvoir parce qu’il rendrait plus difficile le travail des agents publics. « Si un maire agit honnêtement, il n’a rien à craindre », a clarifié Luigi Di Maio. (Gerardo Fortuna, Euractiv)

VARSOVIE

Pas d’euro pour la Pologne : Adam Glapiński, chef de la Banque nationale de Pologne, a déclaré que la Pologne n’entrerait jamais dans la zone euro ou dans le mécanisme de change européen tant qu’il serait en fonction. Il dirige la banque depuis la mi-2016 et son mandat prend fin en 2022. Par conséquent, même si le gouvernement change, il aura toujours le pouvoir de bloquer l’adhésion à la zone euro. (Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Les fonds de la recherche finissent… dans l’asphalte : Le gouvernement slovaque et la Commission européenne ont approuvé le transfert de 70 millions d’euros de fonds européens destinés à la recherche à la construction routière. Le ministère de l’Éducation a déclaré que cela n’affecterait pas les universités et les chercheurs puisque l’argent avait été initialement alloué aux activités de recherche des PME, qui n’ont manifesté aucun intérêt particulier à en faire la demande. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

Le scandale de Strache ouvrira les yeux des Européens : Vera Jourová, commissaire européenne tchèque chargée de la justice, espère que le scandale impliquant l’ancien vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache aura une influence négative sur le soutien aux partis nationalistes lors des prochaines élections européennes. « J’espère que cela ouvrira les yeux des gens », a-t-elle déclaré au journal allemand Handelsblatt. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)

BUCAREST

L’UDMR rompt les liens avec le gouvernement : Le parti de la minorité hongroise en Roumanie (UDMR, affilié PPE) a déclaré qu’il ne soutiendrait aucune initiative gouvernementale et considère même son protocole avec la coalition au pouvoir gelé. L’UDMR n’a pas de membres au sein du gouvernement du PSD-ALDE, mais a soutenu les lois mises de l’avant par la coalition au pouvoir au parlement, y compris les changements controversés apportés à la justice et aux lois pénales.

Les analystes suggèrent que l’UDMR souhaite se distancier avant les élections, car son alliance avec la coalition au pouvoir a repoussé de nombreux électeurs de l’UDMR. Plusieurs sondages suggèrent qu’il n’atteindrait pas le seuil minimum de 5 %.

La place de ProRomania est au S&D : Dans une interview accordée à HotNews.ro, la commissaire européenne Corina Cretu a déclaré qu’elle n’avait entendu parler d’aucune négociation entre ProRomania et le groupe CRE et a souligné que le parti de Victor Ponta appartenait au S&D, contrairement au PSD. (Euractiv Roumanie)

ATHÈNES / NICOSIE

Renforcement des liens avec Washington : Les sénateurs américains des partis démocrate et républicain ont déposé un projet de loi très attendu, qui renforcera les liens des États-Unis avec Israël, la Grèce et Chypre. La loi de 2019 sur le Partenariat bipartite pour la sécurité et l’énergie en Méditerranée orientale élargira la participation des États-Unis aux questions énergétiques régionales et améliorera la coopération en matière de défense avec les pays de la région. Il est également clair que le Congrès américain ne fermera pas les yeux sur l’agression régionale de la Turquie ou sur la poursuite de politiques qui menacent les intérêts des États-Unis et de ses partenaires. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

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