L’ambassade de Cuba attaquée au cocktail molotov, le parquet de Paris ouvre une enquête

Selon le ministère cubain des Affaires étrangères, l’attaque s’est produite à 23 h 45 avec trois cocktails molotov et un départ de feu a été éteint par des fonctionnaires de la mission. [Riderfoot/Shutterstock]

Cuba met en cause les États-Unis après une attaque qui a visé sa mission diplomatique dans la capitale française, provoquant des dégâts mineurs. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Cuba a dénoncé lundi 26 juillet une attaque « terroriste » à l’aide de cocktails molotov contre son ambassade à Paris et a rendu les États-Unis responsables de l’incident.

Les pompiers indiquent que deux engins incendiaires ont été lancés sur la mission diplomatique cubaine, située rue de Presles dans le XVe arrondissement de Paris et qui a subi des dégâts mineurs.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance du chef de « dégradations par substance explosive ou engin incendiaire ». Les investigations ont été confiées au 3e district de police judiciaire parisienne (3e DPJ).

Pas de revendication

« Nous dénonçons une attaque terroriste aux cocktails molotov contre notre ambassade à Paris », s’est indigné le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez sur Twitter.

« Je tiens le gouvernement américain pour responsable de ces campagnes incessantes contre notre pays qui encouragent ces comportements et des appels à la violence, en toute impunité, depuis son territoire », a-t-il ajouté.

Pour leur part, les pompiers ont indiqué avoir été alertés de l’attaque un peu après minuit et que « les deux engins, qui ont causé des dégâts mineurs, ont été éteints avant leur arrivée ». L’incident n’a pas été revendiqué dans l’immédiat.

Selon le ministère cubain des Affaires étrangères, l’attaque s’est produite à 23 h 45 avec trois cocktails molotov et un départ de feu a été éteint par des fonctionnaires de la mission.

Des manifestations

Durant le week-end et lundi, des manifestations pour et contre le gouvernement cubain ont été organisées dans diverses capitales à l’occasion de la fête nationale du 26 juillet, deux semaines après les manifestations antigouvernementales qui ont secoué l’île. Celles-ci ont fait un mort, des dizaines de blessés et conduit à des centaines d’arrestations.

Une vingtaine de pays, dont le Brésil, la Colombie et l’Équateur, se sont joints lundi au secrétaire d’État américain Antony Blinken pour appeler le gouvernement cubain à « respecter les droits et libertés légalement garantis du peuple cubain » et à « libérer les détenus » interpellés le 11 juillet lors des manifestations.

Les « déclarations du secrétaire d’État américain ont le soutien d’une poignée de pays qui ont subi des pressions pour se conformer à ses diktats », a affirmé le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez dans un autre tweet.

« Cuba a le soutien de 184 nations qui exigent #EliminaElBloqueo », a déclaré le ministre cubain des Affaires étrangères en référence aux sanctions américaines contre l’île.

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