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25/02/2017

Le bras de fer continue à NDDL

Politique

Le bras de fer continue à NDDL

Une nouvelle DUP sera t-elle nécessaire après la présidentielle?

[Non à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes/Flickr]

À contre-pied du candidat socialiste, le gouvernement veut prolonger la déclaration d’utilité publique dans le dossier de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Un article de notre partenaire, Le Journal de l’Environnement.

Un an avant son échéance, le gouvernement a décidé de saisir le Conseil d’Etat, en vue de prolonger la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Une procédure qui pourrait prendre entre 3 et 4 mois, selon un soutien au projet cité par Presse Océan, qui révèle l’information.

Un décret signé François Fillon

C’est le 9 février 2008 que le décret «déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation du projet d’aéroport pour le Grand Ouest-Notre-Dame-des-Landes et de sa desserte routière» avait été paraphé par un certain François Fillon, alors Premier ministre. Depuis, la forte opposition rencontrée sur le terrain, la succession des recours juridiques et, dans une certaine mesure, les accords passés avec les écologistes, a rendu tout commencement des travaux impossible.

Un croche-pied au candidat socialiste?

Politiquement, cette volonté affichée de la part du gouvernement de Bernard Cazeneuve va à l’encontre de la position du candidat désigné par la primaire socialiste. Lors du débat avec Manuel Valls fin janvier, Benoît Hamon avait déclaré que, s’il était élu, il suspendrait la DUP. «Je considère aujourd’hui qu’au regard (…) des études produites par le ministère de l’environnement, ce chantier crée plus de discorde et de désordre qu’il n’apportera de perspectives économiques, avait-il estimé. Gouverner, c’est être clairvoyant et c’est faire l’analyse quand un dossier est dans l’impasse. C’est savoir trancher et hiérarchiser.» Aujourd’hui, François Fillon est le seul candidat à être encore en faveur de la construction de cet aéroport.

>> Lire:  Après le referendum, l’aéroport Notre-Dame-des-Landes reste dans les limbes

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