Le cabinet tchèque rescapé espère mener l’Europe [FR]

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Seulement 70 jours avant d’assumer la présidence de l’UE, le gouvernement tchèque de centre-droit s’est tiré de justesse d’un autre vote de défiance avant les élections au Sénat de ce week-end.

La présidence tchèque de l’UE a été au centre des débats avant le vote d’hier 22 octobre. Le Premier ministre Mirek Topolanek a insisté sur le fait que son gouvernement était le seul à pouvoir garantir que la présidence tchèque ne soit pas un échec. 

Le gouvernement de Topolanek – qui comprend son parti (le Parti démocratique civique ODS), les chrétiens démocrates (KDU-CSL) et les Verts (SZ) – ne disposant pas de la majorité au Parlement, il compte sur une dizaine de députés indépendants. Dans le dernier vote de défiance, le quatrième auquel est confronté le cabinet de M. Topolanek depuis son entrée en fonction en 2007, 96 députés ont voté contre le gouvernement et 97 en faveur. Il faut 101 votes pour renverser le gouvernement. 

Mais le vote de mercredi ne donne pas beaucoup de répit à M. Topolanek. En effet, le second tour des élections pour renouveler un tiers de la chambre supérieure du Parlement se déroulera ce week-end (EURACTIV 20/10/08). Les sociaux-démocrates et les communistes de l’opposition devraient remporter une majorité à la chambre supérieure. 

Selon les analystes, l’avenir de M. Topolanek est en jeu dans les élections au Sénat. Il pourrait être contraint à démissionner. Ce serait alors un gouvernement intérimaire qui serait à la tête de l’UE au cours du premier semestre 2009.  

 

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