Le Fidesz d’Orbán rappelé à l’ordre par le PPE

Viktor Orban avec Sebastian Kurz.

Lors de son congrès annuel, le PPE a enjoint le Fidesz de Viktor Orbán à respecter certaines valeurs démocratiques sous peine de risquer l’exclusion.

Dans une résolution adoptée lors de son congrès annuel, le Parti populaire européen (PPE) souligne que « l’extrémisme populiste et nationaliste, la désinformation, la discrimination et les menaces contre l’État de droit représentent la plus grande menace visant la liberté et la démocratie en Europe depuis la chute du Rideau de fer ».

« Nous soulignons que l’Union européenne est fondée sur les valeurs du respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l’égalité, de l’État de droit […] Nous appelons tous les membres et associations du PPE à respecter, protéger et promouvoir ces principes », ajoute le texte.

La résolution ne cite pas explicitement la Hongrie, mais de hauts responsables du PPE confirment qu’il s’agit d’un message direct adressé au Premier ministre hongrois et à son parti.

« Les valeurs fondamentales qui font ce que nous sommes en Europe doivent être sacrées […], quel que soit le parti auquel appartient un chef de gouvernement, que ce soit en Hongrie, en Roumanie, en Pologne, à Malte, en Grèce ou en Italie », a averti le chancelier autrichien, Sebastian Kurz.

Macron tape du poing sur la table face à la Pologne et la Hongrie

Au premier jour d’une visite à Bratislava et Prague, Emmanuel Macron a de nouveau vendredi lancé un avertissement aux pays qui ne respecteraient pas les principes de l’UE, en particulier la Pologne et la Hongrie.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2010, Viktor Orbán a réduit les prérogatives de la justice, des médias ou des ONG en Hongrie, tout en refusant que son pays accueille des demandeurs d’asile.

Un élu du Fidesz a cependant estimé que la résolution votée par le PPE ne concernait en rien la Hongrie.

Le texte appelle pourtant à la « liberté de l’université », référence au refus du gouvernement hongrois de signer un accord avec l’Université d’Europe centrale fondée par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, bête noire de Viktor Orbán et de l’extrême droite.

Le Parlement européen a demandé en septembre au Conseil européen d’ouvrir une procédure de sanctions contre la Hongrie en raison des menaces qu’elle fait peser sur les valeurs fondamentales de l’Union. Il s’agit d’une première dans l’histoire des institutions européennes.

En vertu des règles du PPE, la présidence du groupe peut envisager d’expulser un de ses partis membres si une requête en ce sens est déposée par sept membres venant de cinq pays différents de l’UE.

Le président du PPE, Joseph Daul, a cependant défendu la décision de son groupe de ne pas expulser le Fidesz. « Dans chaque famille, il y a un enfant terrible. Je préfère garder mon enfant terrible dans ma famille et parler avec lui pour pouvoir lui raisonner », a-t-il dit.

La Hongrie lance un sondage national anti-immigration

Budapest a lancé une enquête nationale sur les valeurs familiales. Avec l’objectif de mettre en exergue l’opposition des Hongrois à l’immigration face au problème de la décroissance démographique du pays.

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