Le Parlement de Strasbourg salue le « toit le plus sûr du monde » [FR]

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Les eurodéputés pourront reprendre leurs sessions à Strasbourg le 22 septembre. En effet, le toit du bâtiment qui accueille les séances plénières du Parlement européen est désormais « complètement réparé ». Selon les propos d’un porte-parole du Parlement à EURACTIV, il s’agit « sans doute du toit le plus sûr du monde ».

Il ne manque désormais plus que le feu vert d’une commission de sécurité qui doit déterminer si la construction est conforme à la législation française. Mais le porte-parole a assuré que les réparations elles-mêmes étaient quasiment terminées. Le 7 août, une portion de 200 mètres carrés du faux plafond de l’hémicycle de Strasbourg s’était effondrée. En raison des vacances parlementaires, l’hémicycle était heureusement vide et personne n’avait été blessé. La prochaine séance plénière, censée débuter le 1er septembre, a donc été déplacée à Bruxelles.

Selon les traités de l’UE, le Parlement européen doit se réunir 12 fois par année à Strasbourg. Le reste des séances se tenant à Bruxelles, il en résulte des allers et retours constants entre la France et la Belgique. L’effondrement du plafond à Strasbourg a donné un nouvel élan aux opposants au système actuel, qui répartit le travail du Parlement entre ces deux villes. Les efforts nécessaires au déplacement des fonctionnaires et des documents entre les deux sièges coûtent chaque année 200 millions d’euros aux contribuables européens.

Gary Titley, eurodéputé du Labour, a affirmé qu’il était temps de procéder au réexamen et à l’arrêt de cette plaisanterie mensuelle, coûteuse autant en termes de frais de déplacement que de dégâts environnementaux. 

Mais la promptitude avec laquelle se sont déroulés les travaux de réparation signifie qu’une seule des douze sessions échappera à Strasbourg. Le porte-parole du Parlement européen a également reconnu que les travaux n’ont pas été « bon marché » même si aucun chiffre n’a encore été dévoilé au public. Les réparations ont nécessité le remplacement du système de suspension du faux plafond, désigné comme la cause principale de l’effondrement. Le porte-parole a expliqué que la suspension du plafond avait été remplacée dans son intégralité, et pas uniquement la portion endommagée. 

Mais malgré la montée des coûts de Strasbourg, les chances d’assister à une modification du système actuel sont minimes. Le traité de l’UE considère en effet Strasbourg comme le siège principal du Parlement européen. Cette décision avait été prise afin de mettre en évidence la réconciliation franco-allemande en attribuant à la ville – centre névralgique de l’Alsace autrefois tant convoitée – un rôle important en tant qu’hôte d’une institution européenne.   

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